Ce que l'on sait de l'attaque qui a fait deux blessés devant une mosquée de Bayonne
Franceinfo Il y a 9 heures
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Publicité 00:20 - suivante : « Bayonne : deux blessés après des tirs devant une mosquée » Un homme a été interpellé lundi. Agé de 84 ans, il a été par le passé candidat du Front national aux élections départementales. Les deux victimes ont été gravement blessées et sont hospitalisées.
Un homme a grièvement blessé deux personnes, par balles, devant la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), lundi 28 octobre. Ces deux victimes, âgées de 74 et 78 ans, ont été hospitalisées. La police a interpellé un homme suspecté d'être le tireur : un retraité de 84 ans, entraîné au tir sportif et anciennement candidat du FN aux élections départementales. La préfecture explique que le tireur a été surpris alors qu'il tentait d'incendier la porte du bâtiment, mais n'a pas commenté ses motivations. En attendant d'en savoir davantage, franceinfo résume les informations dont nous disposons à l'heure actuelle.
Comment s'est déroulée l'attaque ?

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© Fournis par France Télévisions
Dans un communiqué, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques est revenue sur le déroulement des faits. Vers 15h20, explique-t-elle, "un homme a tenté d'incendier la porte de la mosquée de Bayonne. Surpris dans sa tentative par deux personnes, l'homme leur a tiré dessus", les blessant gravement.
Le tireur a ensuite "incendié un véhicule automobile", ajoute la préfecture, avant de quitter les lieux. Il a, affirme cette même source, été interpellé "rapidement" par la police nationale, "à son domicile", situé selon France 3 à Saint-Martin-de-Seignanx (Landes), un commune située à moins de 10 km de la mosquée.
Selon France Bleu Pays basque, il a tenté d'utiliser son arme – un pistolet Smith & Wesson – lors de son interpellation, avant d'être désarmé par un policier. Une bouteille de gaz a également été retrouvée dans la voiture.
Un périmètre de sécurité a été mis en place par la police sur le lieu de l'attaque. Selon la journaliste de France Bleu Pays basque sur place, il a été levé vers 18 heures, une fois les relevés effectués. Qui sont les victimes ?
Les personnes touchées par les tirs, après avoir surpris le tireur tentant d'incendier la porte de la mosquée, sont deux hommes de 74 et 78 ans. Ils ont été "gravement blessés par balles", précise la préfecture. Ils ont été "évacués vers le centre hospitalier de Bayonne". Selon le maire de Bayonne Jean-René Etchegaray, ils sont dans un "état stationnaire". On ignore pour l'instant tout de leur identité.
Par ailleurs, la préfecture a annoncé la mise en place de deux cellules d'urgence médico-psychologique, à la mosquée et à l'hôpital de Bayonne. Qui est l'homme interpellé ?
Dans son communiqué, la préfecture s'est contentée d'indiquer avoir interpellé le tireur à son domicile, dans le département voisin des Landes. Selon les informations de France Bleu Pays basque et France Télévisions, il s'appelle Claude S. Retraité de l'Education nationale, selon France Bleu Pays basque, il était tireur sportif, affirme une source proche de l'enquête à France Télévisions. Selon France Télévisions, il n'avait pas d'antécédents judiciaires.
En 2015, le tireur avait été candidat du Front national aux élections départementales, dans le canton du Seignanx, dans les Landes. Claude S. n'avait pas été élu, son binôme étant arrivé en quatrième position au premier tour, avec 17,45% des suffrages.
Dans un communiqué, le Rassemblement national a confirmé que l'homme interpellé était bien l'un de ses anciens candidats. "A l'issue du scrutin, ce dernier a été écarté de sa fédération départementale", affirme le parti, "pour avoir tenu des propos jugés contraires à l'esprit et à la ligne politique du Rassemblement national." Le RN, qui ne précise pas quelle était la teneur des propos en question, assure qu'il n'est plus un de ses adhérents et qu'il n'a "depuis, plus participé à la moindre action du mouvement".
Selon les informations de France Télévisions, Claude S. a reconnu les faits. Mais on ignore pour l'instant ses motivations. Quelles sont les réactions ?
Sur Twitter, Emmanuel Macron a condamné l'attaque "odieuse" et assuré que tout serait mis en œuvre pour "punir" son auteur mais aussi "protéger nos compatriotes de confession musulmane".
Emmanuel Macron@EmmanuelMacron
Je condamne avec fermeté l’attaque odieuse perpétrée devant la mosquée de Bayonne. J'adresse mes pensées aux victimes. La République ne tolérera jamais la haine. Tout sera mis en œuvre pour punir les auteurs et protéger nos compatriotes de confession musulmane. Je m’y engage. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ont tous deux exprimé leur "soutien à la communauté musulmane". Le secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Intérieur Laurent Nunez va se rendre sur place lundi soir, annonce la place Beauvau.
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Sibeth Ndiaye@SibethNdiaye
Vive émotion face aux faits commis à #Bayonne. Mes premières pensées vont aux blessés et à leurs familles. J’adresse également mon soutien à la communauté musulmane, frappée par la haine. Quand une communauté est attaquée, c’est toute la République qui est meurtrie.
19:14 - 28 oct. 2019
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Christophe Castaner@CCastaner
Les faits commis à la mosquée de #Bayonne émeuvent et indignent chacun d’entre nous.
Mes premières pensées vont aux blessés et à leurs proches.
Solidarité et soutien à la communauté musulmane dont je mesure le choc et l’effroi. Christophe Castaner@CCastaner
L’assaillant présumé a été interpellé par nos forces de @PoliceNationale dont je veux saluer le grand professionnalisme et la réactivité.
17:43 - 28 oct. 2019 · Munich, Germany
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La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a également réagi sur Twitter, assurant que cet acte "inqualifiable" est "absolument contraire" aux valeurs de son parti, dont le tireur avait été membre. Elle a également choisi de qualifier cet attaque d'"attentat". Marine Le Pen@MLP_officiel
L’attentat commis contre la mosquée de #Bayonne est un acte inqualifiable absolument contraire à toutes les valeurs portées par notre mouvement. Ces crimes doivent être traités avec la sévérité la plus totale. ML
17:40 - 28 oct. 2019
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De son côté, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a vu dans l'acte du tireur un "effet" du "harcèlement contre les musulmans" et appelé les personnalités publiques à "cesser d'encourager la haine".
Jean-Luc Mélenchon@JLMelenchon
À #Bayonne, le harcèlement contre les musulmans a produit son effet. Un fou a tiré devant une mosquée. Maintenant ça suffit ! La responsabilité de chacun est engagée. Les paroles publiques doivent cesser d'encourager la haine !
17:17 - 28 oct. 2019
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Le maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray, s'est rendu devant la mosquée. Il a indiqué qu'il considérait lui aussi cet acte comme un "attentat".
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