Histoire du Parti communiste français — Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Parti_communiste_français
L'histoire du Parti communiste français commence en 1920 lorsqu'une scission majoritaire de la SFIO au congrès de Tours fonde la Section française de l'Internationale communiste (SFIC). Devenu le Parti communiste français, le parti connaît son maximum d'influence au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Déclinant à partir des années 1980, il forme depuis 2007 une coalition appelée « Front de gauche ».
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1920-1939 : du congrès de Tours à la Seconde Guerre mondiale
1920 : création, lors du congrès de Tours
Le parti est créé sous le nom de Section française de l'Internationale communiste (SFIC). Il naît du traumatisme de la Première Guerre mondiale et de l'échec ressenti du modèle français du socialisme et du syndicalisme (socialisme influencé par la « synthèse jaurésienne », démocratique et parlementariste en même temps qu'anticapitaliste, et syndicalisme révolutionnaire ou d'« action directe »). La génération des jeunes militants qui ont vécu les combats perçoivent comme une trahison la participation de la SFIO à l'effort de guerre1. Si la Révolution russe d'octobre 1917 n'est pas immédiatement perçue comme « la grande lueur à l'Est » par le mouvement ouvrier français, l'échec des socialistes aux législatives de 1919 et de la grève générale préparée par la CGT préparent le terrain d'un renouveau politique2.
En 1920, au congrès à Tours, une majorité des militants socialistes de la SFIO, emmenés par Fernand Loriot, Charles Rappoport et Boris Souvarine3, décident de s'affilier à la Troisième Internationale, fondée en 1919 à la suite de la Révolution d'Octobre. La motion d'adhésion, émanant du Comité de la Troisième internationale et des "reconstructeurs" autour de Marcel Cachinet Ludovic-Oscar Frossard, l'emporte sur les motions d'"adhésion avec réserves" (déposée par Jean Longuet et ses partisans) et "pour l'unité internationale", refusant l'adhésion (déposée par Léon Blum et son Comité de Résistance socialiste). Le Congrès est marqué par des "coups de théâtre" : le "coup de pistolet Zinoviev", un télégramme des bolcheviks qui entend imposer l'exclusion de Longuet et de ses partisans, et une intervention théâtrale de Clara Zetkin pendant le discours de Frossard sur les réserves des socialistes à l'égard des exigences bolcheviks. Celles-ci sont en effet très lourdes : les 21 conditions de Lénine imposent le Centralisme démocratique, la rupture complète avec les réformistes, la formation d'un organe clandestin, l'épuration des dissidents et des "petits-bourgeois"... Cependant elles ne sont pas immédiatement prises au sérieux par les partisans de l'adhésion à la Troisième internationale, convaincus qu'elles resteront lettre morte.4 Le Parti communiste français, qu'on appelle alors Section française de l'Internationale communiste (SFIC) est ainsi créé. 5.
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