Les violences conjugales En France Maxime Gaget

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Les violences conjugales touchent aussi les hommes.

VIDEO. Un homme battu réclame justice face à son ancienne compagne
Cinq ans de prison ferme ont été requis, jeudi, à l'encontre de Zakia Medkour, jugée pour avoir exercé des violences sur son ex-compagnon, Maxime Gaget.
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Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 09/04/2015 | 18:21 , publié le 09/04/2015 | 13:03
Les violences conjugales touchent aussi les hommes. Cinq ans de prison ferme ont été requis, jeudi 9 avril, à l'encontre de Zakia Medkour, une femme de 43 ans jugée devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir exercé des violences sur son ex-compagnon, Maxime Gaget, 37 ans. Les faits, comprenant des "douches froides" l'hiver, des "tentatives de mise à feu" et des "brûlures au fer rouge" selon la victime, se seraient déroulés pendant quinze mois.
Délibéré le 28 mai
La prévenue, expliquant ses actes par son alcoolisme et sa maladie mentale, "n'était pas elle-même au moment des faits", selon son avocate. Jugeant l'affaire "d'une extrême gravité", la procureure, Aurélie Belliot, a réclamé le placement de la prévenue sous mandat de dépôt. Le jugement a été mis en délibéré au 28 mai.

 

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Homme battu : cinq ans de prison requis contre l'ex-compagne de Maxime Gaget
31 COMMENTAIRES Publié le 09/04/2015 à 13h59 , modifié le 10/04/2015 à 08h00 par Sudouest.fr avec AFP
Pour des actes "au-delà de la violence", la procureure du tribunal correctionnel de Paris a requis cinq ans de prison à l'encontre de Zakia Medkour

Homme battu : cinq ans de prison requis contre l'ex-compagne de Maxime Gaget
Le délibéré sera rendu le 28 mai
© DANIEL BOZEC
Ce jeudi midi, devant le 24e chambre du tribunal correctionnel de Paris, la procureur a réclamé 5 ans de prison ferme contre l'ex-compagne du Charentais Maxime Gaget, homme battu qui a raconté son calvaire dans le saisissant livre "Ma compagne, mon bourreau", brisant la loi du silence sur les violences faites aux hommes.

© PHOTO MICHALON
Âgée de 43 ans, Zakia Medkour s'est engouffrée dans la salle d'audience en début de matinée, dissimulant son visage aux nombreuses caméras présentes. Devant les juges, elle a reconnu l'essentiel des violences assénées durant un an et demi, entre 2007 et 2008, à son domicile parisien "sous l'emprise de l'alcool, jamais à jeun".

"Un schéma d'emprise extrêmement puissant"
Maxime Gaget, 37 ans, dont le visage en porte encore les séquelles, fut notamment frappé à coups de poing, de pied, de balai ou brûlé au moyen de mégots voire d'un couteau préalablement chauffé sur une plaque électrique : "Je ne me souviens pas du tout, ça fait six ans. Il y a beaucoup de choses qui ne font plus partie de ma vie, que j'ai occultées", s'est défendue Zakia Medkour.

Condamnée à cinq puis un an d'emprisonnement avec sursis pour violences sur les jumeaux
Appelé à s'expliquer sur une telle attitude de soumission, lui qui ne doit son salut qu'à une opération d'exfiltration organisée par sa famille, Maxime Gaget s'est employé à décrire "une situation complexe, un schéma d'emprise extrêmement puissant". Et de rajouter, en substance, avoir servi de bouclier : "Certains coups auraient pu être reportés sur les enfants", les jumeaux de Zakia Medkour alors âgées 11 ans. En 2009 et 2011, la prévenue a été condamnée à cinq mois puis un an d'emprisonnement avec sursis pour violences sur ceux-ci.

L'ultra-violence de Zakia Medkour
"Le fait d'avoir un homme victime, ça ne correspond à l'image qu'on peut avoir d'un rapport de forces", a convenu la procureur, dénonçant les regards "interrogateur" voire "réprobateur" sur un "sujet tabou" : "Les violences conjugales, c'est avant tout un processus d'emprise psychologique, que l'on soit homme ou femme". Et de dénoncer "l'ultraviolence" dont a fait preuve Zakia Medkour, "avec des actes qui se rapprochent d'actes de torture ou de barbarie" avant de requérir 5 ans de prison ferme, avec placement en détention.

"Pardon à Monsieur Gaget, à sa famille. Je ne suis pas sans cœur"
Avocats de la défense, Mes Houria Si Ali et Samuel Aitkaki ont décrit une prévenue "accablée depuis son plus jeune âge", entre le suicide de son père, l'alcoolisation et une dépression au long cours. "Maxime Gaget aussi est arrivé avec sa valise de problèmes psychologiques", a dit Me Si Ali. A en outre été invoquée la "bipolarité" de la prévenue dont aucune pièce n'a pourtant été versée à la procédure.

Appelée à prendre la parole une dernière fois, Zakia Medkour a demandé "pardon à Monsieur Gaget, à sa famille, à tout le monde", fondant en larmes : "Je ne suis pas sans cœur".

Dans la salle des pas perdus après trois heures de procès, Maxime Gaget, crispé à l'audience, disait son soulagement : "C'est un gros poids en moins. J'avoue que j'étais nerveux, la tension a été très forte." Le délibéré sera rendu le 28 mai.


Dans la salle des pas perdus à la sortie du procès, Maxime Gaget, entouré d'une nuée de caméras
© PHOTO DANIEL BOZEC

Article Orginal : par Sudouest.fr avec AFP : Cliquez ici
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Homme battu en Charente : "je ne savais pas que ça prendrait une telle ampleur"
54 COMMENTAIRES Publié le , modifié le 04/03/2015 à 10h25 par Daniel Bozec
Auteur d’un livre glaçant, le Charentais enchaîne les rendez-vous médiatiques


Homme battu en Charente : "je ne savais pas que ça prendrait une telle ampleur"
Maxime Gaget, le 6 février, près des halles d’Angoulême (Charente).
© PHOTO ARCHIVES CÉLINE LEVAIN
Où l'on retrouve Maxime Gaget détendu, blouson noir et humour anglais en bandoulière, un mois après avoir accordé une première interview à « Sud Ouest dimanche » (1). L'auteur couronnais de « Ma compagne, mon bourreau » n'en finit plus de répondre aux sollicitations des médias. Mieux, son livre témoignage, récit glacial d'un homme battu entre 2007 et 2008, semble trouver un écho favorable auprès du public : 3 000 exemplaires supplémentaires ont été imprimés, portant le tirage de « Ma compagne, mon bourreau » à 9 000.

Il sera en dédicace au Cultura de Champniers (commune charentaise à quelques kilomètres d'Angoulême), samedi après-midi (2).

Conscient de briser un tabou à lui-seul, sous son vrai nom, Maxime Gaget avait vu venir l'intérêt des médias. « Mais je ne savais pas que ça prendrait une telle ampleur », convient-il à la terrasse d'un café angoumoisin. En un mois, il a cumulé « une trentaine » d'interviews dans les journaux et sur les ondes des radios. « Madame Figaro », « Le Nouvel Obs », RTL, entre autres, ont relayé son combat d'homme battu.

Documentaire sur France 2
Car au-delà des coups de manche à balai, douches froides et autres brûlures à la lame de couteau chauffée à blanc, Maxime Gaget, dont le visage porte encore les traces des violences subies, décrit « l'emprise » de son bourreau, cette insidieuse mise sous cloche dont il ne sera libéré que par l'intervention d'un tiers.

Son parcours et son témoignage lourds d'enseignements font l'objet d'un documentaire au long cours qui sera diffusé dans l'émission « Infrarouges » de France 2, probablement au printemps. Un passage dans l'émission « Salut les Terriens » de Thierry Ardisson devrait suivre. Une interview au journal télévisé de Laurent Delahousse serait aussi dans les tuyaux.

«Ça le libère. Entre le jour où je l'ai rencontré et aujourd'hui, il est transformé»
La tête sur les épaules, Maxime Gaget ne craint pas de devenir un objet de curiosité médiatique. « Je prends les choses comme elles viennent, avec philosophie. Si je peux rendre service à la collectivité, permettre à des hommes comme des femmes de sortir du silence. Le but, c'est que la honte change de camp. »

« Ça le libère. Entre le jour où je l'ai rencontré et aujourd'hui, il est transformé », dit Yves Michalon, l'éditeur parisien de « Ma compagne, mon bourreau », à qui l'histoire de Maxime Gaget avait été soufflée par le documentariste d'Infrarouges. « J'ai eu la chance d'avoir le manuscrit. C'était quasiment millimétrique, il a une mémoire extraordinaire. On a simplement épuré le texte. »

« Remettre le pied à l'étrier »
Pas mécontent que le livre ait « un peu de succès », Yves Michalon se dit « agréablement surpris » par l'accueil de la presse. « Les journalistes femmes ont été très attentionnées, elles sont très en empathie. Les mecs, un peu moins. Ça réveille de vieux démons, ça se voit dans certains commentaires machos sur Internet. »

Alors que le procès de l'ex-compagne aura lieu jeudi 9 avril devant le tribunal correctionnel de Paris (programmé fin janvier, avant la sortie du livre, il a été renvoyé en l'absence de la prévenue), Maxime Gaget, développeur informatique toujours en recherche d'emploi, dit ne pas redouter l'éventuel contrecoup de l'agitation médiatique : « Il me tarde de remettre le pied à l'étrier ! » Et il entend s'atteler à l'écriture de deux livres : l'un sur l'informatique, l'autre sur la bataille d'Angleterre.
(1) Édition du 8 février.

(2) Zone des Montagnes de 14 à 18 heures.

Article Orginal : par Sudouest.fr avec AFP : Cliquez ici
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Un homme battu brise la loi du silence sur les violences conjugales

114 COMMENTAIRES Publié le , modifié le 16/02/2015 à 09h59 par daniel bozec
Le Charentais Maxime Gaget a été un homme battu par sa compagne. Son livre « Ma compagne, mon bourreau » jette une lumière crue sur un phénomène tabou.

Un homme battu brise la loi du silence sur les violences conjugales
Maxime Gaget, à Angoulême, vendredi : « Je n’ai tout simplement rien à cacher ».
© PHOTO CÉLINE LEVAIN

C'est un solide trentenaire, carrure de troisième ligne et franche poignée de main, loin de l'idée qu'on se fait à moindres frais d'un homme battu par sa moitié. Le Charentais Maxime Gaget, 36 ans, l'a été « seize mois et trois jours » durant et livre son témoignage dans « Ma compagne, mon bourreau », un récit effarant à paraître la semaine prochaine (En librairie jeudi. Éditions Michalon. 224 pages, 17 euros).
Elle l'agrippe par la chemise, lui assène de violentes claques jusqu'à en avoir le souffle coupé.
Les violences conjugales ne sont pas à mettre au seul passif des hommes : l'association SOS Hommes battus recense chaque année 10 000 victimes masculines en France. Selon un funeste décompte, si une femme décède tous les trois jours sous les coups de son conjoint, un homme meurt tous les treize jours sous les coups de sa compagne. Un phénomène ignoré, tabou et volontiers tourné en dérision. Maxime Gaget témoigne sous son vrai nom, à visage découvert : « Je n'ai tout simplement rien à cacher. C'est une question d'honnêteté, ni plus ni moins. »
« Esclavage »
Développeur informatique monté à Paris pour y trouver un emploi, il tombe fin 2007 dans les bras d'une femme rencontrée sur Internet. « Nadia », c'est le prénom qu'il lui a donné dans le livre. La vie conjugale s'ébauche sous le toit de sa compagne et ses jumeaux de 11 ans. Bonne pâte, Maxime Gaget s'accommode des premières ruades de Nadia, remontrances et ultimatums en tout genre. Il ferme les yeux quand la jeune femme accapare sa carte bancaire et siphonne ses comptes. Au réveillon de la Saint-Sylvestre, voilà Nadia, alcoolisée, qui passe ses nerfs sur lui. Elle l'agrippe par la chemise, lui assène de violentes claques jusqu'à en avoir le souffle coupé. « Pour ne pas perturber les enfants, j'étouffe ma sourde colère », écrit-il.

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