Tous-les-conseiles-que-vous-avez-besoin-aller-en-justice-contre-les-Escroqueries-Garagistes

 

Tous les conseiles que vous avez besoin aller en justice contre les Escroqueries Garagistes. (All Advices need you to go to court Against your Garge Scams.

Main page google : Explique Comment faire Porter Plainte.
https://www.fr-org.com/site/search?hl=fr&gl=fr&source=hp&ei=BtI6XfGiKdHgkgXb5amABg&q=comment+amener+un+plainte+contre+X&btnK=Recherche+Google
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Comment Porter plainte Loi le 19 juin 2019

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https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1435

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Porter plainte


Vérifié le 19 juin 2019 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice
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Autres cas ? Plainte avec constitution de partie civile
La plainte est l'acte par lequel la victime d'une infraction signale les faits à la justice. Le premier objectif est la sanction pénale de l'auteur de l'infraction, mais la victime peut aussi demander au juge pénal la réparation du préjudice que l'infraction lui a causé. On peut déposer contre une personne nommément désignée ou contre X. Le dépôt de plainte peut se faire dans un commissariat de police, une brigade de gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République.
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Qui peut porter plainte ?


Toute personne (même mineure) victime d'une infraction peut porter plainte.
Les personnes morales (sociétés et associations) peuvent aussi porter plainte pour défendre leurs intérêts ou les objectifs qu'elles poursuivent.
නෛතික පුද්ගලයින්ට (සමාගම් සහ සංගම්) ඔවුන්ගේ අවශ්‍යතා හෝ ඔවුන් අනුගමනය කරන අරමුණු ආරක්ෂා කර ගැනීම සඳහා පැමිණිල්ලක් ඉදිරිපත් කළ හැකිය.
Legal persons (companies and associations) can also lodge a complaint to defend their interests or the objectives they pursue.


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À savoir : les officiers et agents de police judiciaire sont tenus de recevoir les plaintes, même si les faits ne relèvent pas de leur zone géographique de compétence.
(Les policiers et les officiers de police judiciaire peuvent recevoir des plaintes même si leur zone géographique n'est pas couverte.)
පොලිස් නිලධාරීන්ට සහ අධිකරණ පොලිස් නිලධාරීන්ට ඔවුන්ගේ භූගෝලීය ප්‍රදේශ සීමා ක්‍ෂේත්‍රයට අයත් නොවන කරුණු නොවුනත් පැමිණිලි ලබාගත හැකිය.
officers and judicial police officers are required to receive complaints, even if the facts do not fall within their geographical area of competence.
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Objectifs d'une Plainte ?


La plainte permet de demander des sanctions pénales (prison, amende...) contre l'auteur des faits.
Mais elle ne suffit pas pour que la justice le condamne à réparer le préjudice subi par la victime (remboursement d'un objet volé par exemple).
Pour que la justice puisse condamner l'auteur des faits à indemniser la victime, il faut qu'en plus de la plainte la victime se constitue partie civile.
Le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile oblige le procureur à ouvrir une information judiciaire et permet d'éviter ainsi le classement sans suite immédiat du dossier.
À savoir : il est possible de saisir le tribunal d'une affaire, sans passer par la phase d'investigations (enquête préliminaire ou information judiciaire).

Il faut pour cela faire une citation directe. Cette procédure permet de convoquer l'auteur présumé de l'infraction devant le tribunal, mais elle ne peut être utilisée que dans certaines conditions.
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පැමිණිල්ලක අරමුණු?


කරුණු කතුවරයාට එරෙහිව ද penal ුවම් සම්බාධක (බන්ධනාගාරය, දඩ ...) ඉල්ලා සිටීමට පැමිණිල්ල මඟින් හැකියාව ලැබේ.
නමුත් වින්දිතයාට සිදුවූ හානිය අළුත්වැඩියා කිරීම සඳහා එය හෙළා දැකීම යුක්තියට ප්‍රමාණවත් නොවේ (නිදසුනක් ලෙස සොරකම් කරන ලද වස්තුවක් ප්‍රතිපූරණය කිරීම).


පැමිණිල්ලට අමතරව, වින්දිතයාට වන්දි ගෙවන ලෙස අධිකරණය විසින් අපරාධකරුට නියෝග කිරීම සඳහා, වින්දිතයා සිවිල් පක්ෂයක් බවට පත්විය යුතුය.
සිවිල් පාර්ශවීය අයදුම්පතක් සමඟ පැමිණිල්ලක් ගොනු කිරීම අධිකරණ තොරතුරු විවෘත කිරීමට රජයේ නීතී ut වරයාට බැඳී සිටින අතර එමඟින් ගොනුව ක්ෂණිකව පසු විපරම් නොකර වර්ගීකරණය වළක්වයි.


දැන ගැනීමට : විමර්ශන අදියර (මූලික විමර්ශනය හෝ අධිකරණ පරීක්ෂණය) හරහා නොගොස් නඩුවක අධිකරණය අල්ලා ගත හැකිය. මේ සඳහා සෘජු උපුටා දැක්වීමක් අවශ්‍ය වේ. මෙම ක්‍රියාපටිපාටිය මඟින් චූදිත අපරාධකරු උසාවියට කැඳවීමට හැකි නමුත් එය භාවිතා කළ හැක්කේ යම් යම් කොන්දේසි යටතේ පමණි.
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Objectives of a Complaint?


The complaint makes it possible to ask for penal sanctions (prison, fine ...) against the author of the facts.
But it is not enough for justice to condemn it to repair the damage suffered by the victim (reimbursement of a stolen object for example).
In order for the court to order the perpetrator to compensate the victim, in addition to the complaint, the victim must become a civil party.
The filing of a complaint with civil party application obliges the public prosecutor to open a judicial information and thus avoids the classification without immediate follow-up of the file.
To know : it is possible to seize the court of a case, without going through the investigation phase (preliminary inquiry or judicial inquiry). This requires a direct quote. This procedure makes it possible to summon the alleged perpetrator to the court, but it can only be used under certain conditions.


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Délais pour porter plainte


Le plaignant dispose de délais au-delà desquels il ne peut plus porter plainte. On parle de délais de prescription.
Sauf situation particulière, ces délais sont les suivants :


* 1 an pour les contraventions (trouble anormal de voisinage, injures),


* 6 ans pour les délits (vols, coups et blessures, escroquerie),


* 20 ans pour les crimes en général,


* 30 ans pour les crimes commis sur mineurs et les crimes jugés très graves (terrorisme, grand banditisme).
Ces délais commencent en principe à partir du jour où l'infraction a été commise. Mais, pour les crimes commis sur mineurs, ils peuvent ne courir qu'à partir de la majorité de la victime.

Par exemple, une victime d'un viol sur mineur peut porter plainte jusqu'à ses 48 ans, soit 30 ans après sa majorité.


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පැමිණිල්ලක් ගොනු කිරීමට කාලය තිබේද


පැමිණිලිකරුට තව දුරටත් පැමිණිල්ලක් ඉදිරිපත් කළ නොහැකි කාල සීමාවක් ඇත. අපි කතා කරන්නේ සීමිත කාල සීමාවන් ගැන ය.
විශේෂ අවස්ථා හැර, මෙම වේලාවන් පහත පරිදි වේ:
* ප්‍රතිවිරෝධතා සඳහා වසර 1 ක් (අසාමාන්‍ය අසල්වැසි ආබාධ, අපහාස),
* වැරදි සඳහා අවුරුදු 6 ක් (සොරකම් කිරීම, පහරදීම, වංචාව),
* පොදුවේ අපරාධ සඳහා අවුරුදු 20 ක්,
* බාල වයස්කරුවන්ට එරෙහි අපරාධ සහ ඉතා බරපතළ යැයි සැලකෙන අපරාධ සඳහා වසර 30 ක් (ත්‍රස්තවාදය, සංවිධානාත්මක අපරාධ).
මෙම කාල පරිච්ඡේදයන් ප්‍රතිපත්තිමය වශයෙන් ආරම්භ වන්නේ වරද සිදු වූ දින සිට ය. එහෙත්, බාල වයස්කරුවන්ට එරෙහි අපරාධ සඳහා, ඔවුන්ට ක්‍රියාත්මක විය හැක්කේ වින්දිතයින්ගෙන් බහුතරයකින් පමණි. නිදසුනක් වශයෙන්, බාල වයස්කරුවෙකු දූෂණය කිරීමකට ගොදුරු වූ තැනැත්තාට වයස අවුරුදු 48 දක්වා හෝ බහුතරයේ වයස අවුරුදු 30 කට පසුව පැමිණිල්ලක් ඉදිරිපත් කළ හැකිය.


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Time to file a complaint


The complainant has deadlines beyond which he can no longer lodge a complaint. We are talking about limitation periods.
Except in special circumstances, these times are as follows:
* 1 year for contraventions (abnormal neighborhood disorder, insults),
* 6 years for offenses (theft, assault, scam),
* 20 years for crimes in general,
* 30 years for crimes committed against minors and crimes considered very serious (terrorism, organized crime).
These periods begin in principle from the day the offense was committed. But, for crimes committed against minors, they can run only from the majority of the victim. For example, a victim of rape of a minor may lodge a complaint until age 48, or 30 years after the age of majority.


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Auteur des faits

La plainte peut être déposée contre une personne physique précise, une personne morale (une entreprise, une association...).
La plainte peut aussi viser une personne inconnue. Dans ce cas, la plainte sera déposée contre X.
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නිශ්චිත භෞතික පුද්ගලයෙකුට, නීතිමය පුද්ගලයෙකුට (සමාගමක්, සංගමයක් ...) එරෙහිව පැමිණිල්ල ගොනු කළ හැකිය.
පැමිණිල්ල නොදන්නා පුද්ගලයෙකු ද ඉලක්ක කළ හැකිය. මෙම නඩුවේදී, X ට එරෙහිව පැමිණිල්ල ගොනු කරනු ලැබේ.
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The complaint can be filed against a specific physical person, a legal person (a company, an association ...).
The complaint may also target an unknown person. In this case, the complaint will be filed against X.
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Comment porter plainte ?


Vous devez vous rendre dans un commissariat de police ou dans une brigade de gendarmerie de votre choix.
Où s’adresser ?


* Commissariat ou Gendarmerie nouvelle fenêtre
La réception de la plainte ne peut pas vous être refusée.
La plainte est ensuite transmise au procureur de la République.
Si l'auteur est inconnu, et que vous êtes personnellement victime, vous pouvez remplir une pré-plainte en ligne avant de vous déplacer.

Vous obtiendrez alors un rendez-vous et les policiers ou gendarmes auront déjà les éléments de votre plainte à votre arrivée.


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Service en ligne
Pré-plainte en ligne

Accéder au service en ligne : https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/
Ministère chargé de l'intérieur

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À savoir :
pour suivre le traitement de votre plainte, vous pouvez contacter le procureur en donnant le numéro attribué à votre dossier.


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Coût
Le dépôt d'une plainte simple est gratuit.
Vous pouvez faire appel à un avocat. Les frais peuvent être pris en charge par l'aide juridictionnelle.


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Décision de Procureur

Avant de prendre sa décision, le procureur peut demander une enquête à la police ou à la gendarmerie. Cette enquête est appelée enquête préliminaire.
Une fois qu'il estime avoir assez d'éléments, le procureur peut prendre l'une des décisions suivantes.
Répondez aux questions successives et les réponses s’afficheront automatiquement
Choisir votre cas
* Classement sans suite :
* Ouverture d'une information judiciaire :
* Demande de mesures alternatives aux poursuites :
* Demande d'un procès (directement) :
Si le procureur n'a rien décidé dans les 3 mois, le plaignant peut porter plainte avec constitution de partie civile comme il en avait la possibilité dès le départ.
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* Classement sans suite :
Le procureur peut décider de mettre un terme à la procédure.


Il décide alors de ne pas poursuivre la personne mise en cause. C'est notamment le cas si les faits sont prescrits, ou manifestement non fondés, ou encore si l'enquête ne donne rien.
Le plaignant reçoit un avis de classement sans suite qui doit être motivé. S'il conteste la décision, il peut faire appel auprès du procureur général,

ou déposer une plainte avec constitution de partie civile comme il en avait la possibilité dès le départ.
Où s’adresser ?

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Si le procureur n'a rien décidé dans les 3 mois, le plaignant peut porter plainte avec constitution de partie civile comme il en avait la possibilité dès le départ.
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* Ouverture d'une information judiciaire :

Le procureur peut demander une enquête approfondie.
L'information judiciaire est ouverte lorsque le procureur estime qu'il faut mener des investigations plus poussées que celles réalisées dans le cadre de l'enquête préliminaire. Il désigne alors un juge d'instruction pour recueillir tous les éléments utiles à la manifestation de la vérité. Dans ce cadre, le plaignant peut être convoqué par le juge d'instruction ou par les experts.
Si les faits sont graves ou complexes, le procureur de la République ou les parties peuvent demander la désignation d'un deuxième juge d'instruction pour assister le premier.
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Si le procureur n'a rien décidé dans les 3 mois, le plaignant peut porter plainte avec constitution de partie civile comme il en avait la possibilité dès le départ.


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* Demande de mesures alternatives aux poursuites :
Le procureur peut proposer une sanction qui évite le jugement de l'affaire.
Les mesures alternatives aux poursuites visent à remédier à l'absence de réponse pénale pour des infractions ne justifiant pas la saisine d'une juridiction et à limiter le nombre de classements sans suite.
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Si le procureur n'a rien décidé dans les 3 mois, le plaignant peut porter plainte avec constitution de partie civile comme il en avait la possibilité dès le départ.
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* Demande d'un procès (directement) :

Le procureur peut renvoyer la personne mise en cause devant le tribunal.
Si l'affaire ne présente pas de difficulté dans l'établissement de la culpabilité de l'auteur présumé, le procureur peut procéder à une citation directe et saisir directement le tribunal. Tel peut être le cas si la personne mise en cause reconnaît les faits ou si les éléments de preuve sont nombreux et solides.
Le procureur peut aussi convoquer la personne suspectée via une convocation sur procès-verbal.
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Si le procureur n'a rien décidé dans les 3 mois, le plaignant peut porter plainte avec constitution de partie civile comme il en avait la possibilité dès le départ.
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le procureur république = රජයේ නීතීවරයා = the prosecutor
මාස 3 ක් ඇතුළත le procureur කිසිවක් තීරණය කර නොමැති නම්, පැමිණිලිකරුට මුල සිටම සිවිල් නඩු පැවරිය හැකිය.
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If the prosecutor has not decided anything within 3 months, the plaintiff can lodge a civil suit as he had the possibility from the outset.
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Texte de référence

< Code de procédure pénale : articles 1 à 10
Début d'une procédure pénale
< Code de procédure pénale : articles 12 à 15-3
Pouvoirs des officiers de police judiciaire
< Code de procédure pénale : articles 39 à 44-1
Pouvoirs du procureur
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Services en ligne et formulaire :
< Porter plainte auprès du procureur de la République
Modèle de document
< Pré-plainte en ligne
Téléservice
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Questions ? Réponses !
< Le procureur est-il tenu d'engager des poursuites à la suite d'une plainte ? :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1154

< Un mineur peut-il porter plainte seul ? :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1567

< Peut-on retirer une plainte et quelles en sont les conséquences ?:
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16862
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Pour en savoir plus

Aide aux victimes :
https://www.interieur.gouv.fr/A-votre-service/Ma-securite/Aide-aux-victimes

Ministère chargé de l'intérieur
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Où s'informer ?

Les informateurs qui vous répondent appartiennent au ministère de la justice.
Service accessible du lundi au vendredi de 8h30 à 18h15, via un code d'accès.
Coût : 0,15 € / minute + prix de l'appel.

116 006 - Numéro d'aide aux victimes
Écoute, informe et conseille les victimes d'infractions ainsi que leurs proches.
Par téléphone
116 006
(appel gratuit)
Ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 19h

Le service est également accessible en composant le +33 (0)1 80 52 33 76 (numéro à tarification normale).
Par courriel


victimes@france-victimes.fr
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Service en ligne - Pré-plainte en ligne
Accéder au service en ligne : https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/
Ministère chargé de l'intérieur

https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/


Pré-plainte en ligne
Ministère de l'intérieur
Bienvenue sur le site de la pré-plainte en ligne
Adresse IP détectée : 82.227.106.112

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Ce service vous permet d'effectuer une déclaration pour des faits dont vous êtes directement et personnellement victime et pour lesquels vous ne connaissez pas l'auteur, concernant :
* Une atteinte aux biens (vols, dégradation, escroqueries...)
* un fait discriminatoire (discrimination, diffamation, injure, provocation individuelle à la haine)
Cette démarche vise essentiellement à vous faire gagner du temps lors de votre présentation à l'unité ou service choisi.
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Pour qu'elle soit enregistrée comme une plainte, vous devrez signer cette déclaration dans une unité de gendarmerie ou un service de police que vous allez choisir.
Dans les autres cas, présentez-vous directement dans une unité de gendarmerie ou un service de police.
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Dans tous les cas d'urgence, appelez immédiatement par téléphone le 17 ou le 112.
In case of emergency, please dial 17 or 112.
En cualquier caso de situación de urgencia, llame immediatamente por teléfono el 17 o 112.
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Veillez à préserver les traces et indices qui pourront être exploités par les enquêteurs.
Vous avez pris connaissance des conditions d'utilisation de ce service, voulez-vous continuer ?
Continuer : https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/

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Si vous souhaitez déclarer le vol de votre véhicule par pré-plainte en ligne, vous demeurez responsable civilement et pénalement (en cas d'accident, en cas d'infraction au code de la route ou en cas d'autre infraction commise avec votre véhicule), tant que votre plainte n'est pas signée au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie.
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Les renseignements demandés sont exclusivement destinés au traitement informatisé de la déclaration. Seuls les agents dûment habilités des unités de gendarmerie ou des services de police peuvent avoir accès à ces données dans le seul but d’organiser un rendez-vous avec la victime ou son représentant légal pour la signature de la plainte.

Conformément à la loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux informations. Vous pouvez exercer ce droit auprès de l'unité de gendarmerie ou du service de police où vous irez signer votre plainte.
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INC- (Institut National de la Consomation).

INC-Les garagistes en 20 questions-réponses
Fiche pratique J 110


https://www.inc-conso.fr/content/les-garagistes-en-20-questions-reponses
Date de publication : 15/03/2018 - Automobile/2 roues

 

Difficile d’échapper aux factures d’entretien ou de réparation automobile lorsque l’on possède un véhicule.

De l’affichage des prix, au devoir de conseil du garagiste, en passant par l’utilisation de pièces recyclées, cette fiche de l’Institut National de la consommation fait le point en 20 questions-réponses sur les obligations du garagiste et vous conseille sur vos droits.


1 - Comment connaître les prix pratiqués par le garagiste ?
2 - Un devis est-il obligatoire ?
3 - Qu’est-ce qu’un ordre de réparation ?
4 - Que faire si au cours des réparations, des travaux supplémentaires sont nécessaires ?
5 - La remise d’une facture est-elle obligatoire ?
6 - Quels conseils le garagiste est-il tenu de délivrer ?
7 - Le garagiste doit-il proposer des pièces d’occasion pour la réparation ?
8 - Puis-je fournir une pièce de rechange d’occasion au garagiste ?
9 - Qu’est-ce qu’un échange standard ?
10 - Ai-je le droit de récupérer les pièces usagées qui ont été remplacées ?
11 - Les pièces remplacées sont-elles garanties ?
12 - Est-ce que je risque de perdre le bénéfice de la garantie commerciale si je fais réparer son véhicule en dehors du réseau ?
13 - Mon contrat d’assurance automobile couvre les dommages subis par mon véhicule. Puis-je choisir le réparateur ?
14 - Quels sont mes recours si malgré la réparation, la voiture ne fonctionne pas correctement ?
15 - Pendant les réparations, le garagiste doit-il me prêter un véhicule de remplacement ?
16 - Quels sont mes recours si mon véhicule est endommagé ou volé, alors qu’il est au garage ?
17 - Quels sont mes recours si le garagiste tarde à me restituer le véhicule ?
18 - Je suis en litige avec le garagiste. Il ne veut pas me rendre mon véhicule. En a-t-il le droit ?
19 - Dans quels cas, faire appel à un expert automobile ?
20 - En cas de litige, quels recours ?


1 - Comment connaître les prix pratiqués par le garagiste ?
Les prix des prestations d’entretien ou de réparation, toutes taxes comprises (TTC) doivent être affichés à l’extérieur et à l’intérieur de l’établissement :

à l’entrée de l’établissement et
dans le local prévu pour la réception de la clientèle (arrêté du 27 mars 1987).
Si le tarif pratiqué varie selon le temps passé, le réparateur doit afficher les taux horaires de main d’œuvre toutes taxes comprises (TTC), applicables aux différentes prestations : tôlerie, peinture, mécanique… Le mode de calcul utilisé doit être indiqué dans l’affichage : référence au temps passé ou référence à un barème de temps qui doit pouvoir être consulté dans le garage.

Si le réparateur propose des prestations forfaitaires, l’affichage doit indiquer le prix toutes taxes comprises (TTC) des différentes prestations et indiquer la possibilité pour la clientèle de consulter la liste détaillée des opérations comprises dans le forfait ainsi que les pièces et fournitures éventuellement incluses. La possibilité de consulter la liste doit être rappelée à l’entrée de l’établissement et dans le local prévu pour la clientèle.

Les prix sont libres, ils peuvent donc varier d’un garagiste à l’autre et il n’est pas rare de constater de gros écarts de prix. Les garages qui disposent d’un personnel qualifié et sont équipés d’outillages spéciaux de réparation ou de diagnostic peuvent pratiquent des prix plus élevés. Renseignez-vous bien sur les prix pratiqués avant de déposer votre voiture chez un garagiste.
A savoir : L’obligation d’affichage des prix, vaut également pour les prix de contrôle technique, de dépannage, de remorquage et de garage des véhicules.

Le non-respect par le professionnel de son obligation générale d’information sur les prix est passible d’une amende administrative pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale (article L. 131-5 du code de la consommation).

Si ce manquement est susceptible d’induire le consommateur en erreur, le professionnel peut être sanctionné pénalement au titre des pratiques commerciales trompeuses. Il s’agit d’un délit puni par une peine d’amende de 300 000 € (1 500 000 € pour les personnes morales) et de 2 années d’emprisonnement. "Le montant de l'amende peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du délit, à 10 % du chiffre d'affaires moyen annuel, calculé sur les trois derniers chiffres d'affaires annuels connus à la date des faits, ou à 50 % des dépenses engagées pour la réalisation de la publicité ou de la pratique constituant ce délit" (article L. 132-2 du code de la consommation).

Sur le plan civil, le manquement à l’obligation d’information ne peut à lui seul entraîner la nullité du contrat (Cass. civ. I, 15 décembre 1998, n° 96-19898).

> Pour en savoir plus, voir la fiche INC "L'information sur les prix pour certains biens et services".


2 - Un devis est-il obligatoire ?
Non, en matière de réparation automobile, le devis n’est pas obligatoire.

Mais avant de prendre une décision et d’engager des frais parfois importants pour une intervention importante et coûteuse, il est plus prudent de demander, au préalable, un devis.

Le professionnel ne peut pas vous refuser l’établissement d’un devis (article R. 111-3-1° du code de la consommation).

Le professionnel peut décider de facturer le devis et si c’est le cas, son prix est généralement déduit de la facture finale. Tout dépend des pratiques du professionnel.

Si le professionnel facture le devis, vous devez donc être informé au préalable (sur le principe et sur le montant). Dans le cas contraire, vous êtes en droit de refuser de le payer.

Un devis ne vous engage en rien, tant que vous ne l’avez pas signé. Votre silence ne vaut pas acceptation. Mais dès que vous signez le devis, celui-ci devient un véritable contrat passé entre vous et le professionnel.

Avant d’engager des dépenses importantes, demandez plusieurs devis. Les prix sont libres.

> Pour en savoir plus, voir la fiche pratique "Les devis".


3 - Qu’est-ce qu’un ordre de réparation ?
Juridiquement, le contrat passé entre un garagiste et son client n’est soumis à aucune forme déterminée et obligatoire pour sa validité.
Cependant, à titre de preuve et pour éviter des contestations ultérieures, il est fortement recommandé de remplir un ordre de réparation avant de confier son véhicule pour réparations.

Le garagiste ne peut pas le refuser si vous en faites la demande.

L’ordre de réparation est un document écrit, établi en double exemplaire, signé par le professionnel et le client. Il apporte la preuve de ce qui est convenu entre le garagiste et vous. Il permet d’éviter les litiges à propos de la facturation de réparations supplémentaires non acceptées.

Pour qu’il ne soit pas contestable, il doit être établi sur un papier à en-tête du garagiste et indiquer :

la date,
votre identité,
le type de véhicule et son kilométrage,
la nature exacte des réparations à effectuer,
le coût probable de ces interventions,
le délai d’immobilisation du véhicule.
Outre les réparations prévues, vous avez tout intérêt à faire mentionner l’état du véhicule ou d’attirer l’attention du garagiste sur tel ou tel équipement qui y est installé. Le garagiste devient le gardien du véhicule et est responsable des dommages qui pourraient endommager le véhicule pendant la durée de la garde (voir la question "Quels sont mes droits si mon véhicule est endommagé ou volé, alors qu'il est au garage ?").

SI le professionnel n’a pas de document préétabli, vous pouvez le faire établir sur un papier libre avec un tampon de l’établissement.


4 - Que faire si au cours des réparations, des travaux supplémentaires sont nécessaires ?
Si au cours de la réparation, le garagiste s’aperçoit que des travaux initialement non prévus sont nécessaires, il doit toujours vous demander votre accord avant de les réaliser.
Vous êtes juridiquement en droit de refuser de payer des travaux pour lesquels vous n’avez pas donné votre accord (Cass. Civ. I, 28 juin 2012, pourvoi n° 11-20 336).

En cas de litige, si les sommes en jeu dépassent 1 500 €, seule une preuve écrite et signée est admise (article 1359 du code civil).
A ce titre, le devis ou l’ordre de réparation peuvent servir de preuve.


5 - La remise d’une facture est-elle obligatoire ?
Pour toute prestation dont le prix est supérieur ou égal à 25 euros TTC (toutes taxes comprises), la délivrance d’une facture est obligatoire.
En dessous de 25 euros TTC, la remise d’une facture est facultative, mais le consommateur est en droit de la demander.
Dans le garage, une affiche placée à l’endroit où s’effectue le paiement, doit rappeler les conditions dans lesquelles la remise d’une facture est obligatoire ou facultative (arrêté n°83-50/A du 3 octobre 1983 relatif à la publicité des prix de tous les services).

La facture doit être établie en double exemplaire et obligatoirement mentionner :

la date de la facturation,
le nom et l’adresse de l’établissement,
le nom du client (sauf si celui-ci s’y oppose),
la date et le lieu d’exécution de la prestation,
le décompte détaillé en quantité et en prix, de chaque prestation et produit fourni et vendu (dénomination, prix unitaire, quantité),
la somme à payer hors taxes et toutes taxes comprises.
Si, avant la prestation, un devis descriptif et détaillé a été établi et accepté par le client et est conforme aux travaux exécutés, le décompte détaillé de chaque prestation et produit est facultatif.

Demandez également que figurent sur la facture, le numéro d’immatriculation du véhicule et son kilométrage.

Les informations sur le médiateur de la consommation qui peut être saisi en cas de litige devraient en principe sur la facture (voir la question "En cas de litige, quels recours ?").


6 - Quels conseils le garagiste doit-il délivrer ?
Le garagiste, professionnel de la réparation automobile, est tenu à un devoir de conseil.

Il doit indiquer, à son client non professionnel de la réparation automobile, quelles sont les réparations nécessaires et expliquer pourquoi ces réparations doivent être effectuées.
Il doit vous mettre en garde sur l’utilité de certaines réparations au regard de la valeur vénale du véhicule ou vous conseiller sur l’urgence de faire réaliser certaines réparations.

Ainsi, un garagiste qui n’attire pas l’attention de son client sur l’intérêt de remplacer le moteur plutôt que de le réparer, les frais étant équivalents, manque à son devoir de conseil et est condamné à verser des dommages et intérêts (Cass. civ. I, 15 mai 2001, n° 99-14 128).

En revanche, lorsque le garagiste fait signer à son client une attestation selon laquelle ce dernier récupère son véhicule en connaissance de cause en ne faisant pas la réparation préconisée, il ne peut lui être reproché d’avoir manqué à son devoir de conseil (Cass. civ 1, 22 janvier 2014, n° 12-26 579).


7 - Le garagiste doit-il proposer des pièces d’occasion pour la réparation ?
Oui, depuis le 1er Janvier 2017, les garagistes (ainsi que tous les professionnels de l’entretien et de la réparation automobile) doivent permettre aux consommateurs d’opter pour des pièces issues de l’économie circulaire (article L. 121-117 du code de la consommation), c’est-à-dire des pièces d’occasion.

L'origine des pièces pouvant être proposées est strictement encadrée :

ce sont les pièces issues de véhicules classés hors d’usage (VHU). Les véhicules VHU sont des véhicules destinés à la destruction soit parce qu’ils sont accidentés et irréparables pour des raisons techniques ou économiques, soit parce qu’ils sont trop usagés pour être revendus sur le marché de l’occasion,
les composants et les éléments remis en état sous la mention "échange standard".
L'origine des pièces pouvant être proposées est strictement encadrée :

ce sont les pièces issues de véhicules classés hors d’usage (VHU). Les véhicules VHU sont des véhicules destinés à la destruction soit parce qu’ils sont accidentés et irréparables pour des raisons techniques ou économiques, soit parce qu’ils sont trop usagés pour être revendus sur le marché de l’occasion,
les composants et les éléments remis en état sous la mention "échange standard".

Les pièces "échange standard" sont des pièces d’occasion complètement refaites à neuf. Ces pièces répondent aux mêmes exigences de fabrication, de garantie et de qualité que les pièces d’origine (décret du 4 octobre 1978 article 4).

Les pièces d’occasion que le garagiste peut proposer pour la réparation sont énumérées limitativement dans l'article R. 224-25 du code de la consommation :

les pièces de carrosserie amovibles,
les pièces de garnissage intérieur et de la sellerie,
les vitrages non collés,
les pièces optiques,
les pièces mécaniques ou électroniques, à l’exception de celles faisant partie :
- des trains roulants,
- des éléments de direction,
- des organes de freinage
- des éléments de liaison au sol qui sont assemblés, soumis à une usure mécanique et non démontables.
Le garagiste peut, dans certaines circonstances, ne pas proposer de pièces de réemploi.

L’article R. 224-23 du code de la consommation prévoit les 3 situations dans lesquelles le garagiste n’est pas obligé de proposer des pièces de réemploi :

1 - La disponibilité des pièces est trop longue par rapport au délai d’immobilisation prévu pour la réparation.

2 - Selon la nature des réparations à entreprendre :

le véhicule fait l’objet de prestations d’entretien ou de réparations à titre gratuit,
les réparations sont prises en charge par une garantie contractuelle,
les réparations sont effectuées dans le cadre d’opérations de rappel.
3 - Le garagiste estime que les pièces de réemploi sont susceptibles de présenter un risque important pour l’environnement, la santé publique ou la sécurité routière.

Vous pouvez refuser la réparation avec une pièce de réemploi

En effet, l’article L. 224-67 du code de la consommation impose uniquement au professionnel de "permettre au consommateur d’opter pour une pièce issue de l’économie circulaire". Le consommateur reste donc libre d’accepter ou pas cette proposition.


8 - Puis-je fournir, de moi-même, une pièce de rechange d’occasion au garagiste ?
Oui en principe, mais le garagiste n’est pas obligé de l’accepter.
Le garagiste étant responsable des travaux effectués (voir question "Et si malgré la réparation, la voiture ne fonctionne pas correctement"), il peut refuser d’utiliser une pièce s’il estime que sa qualité n’est pas satisfaisante.
De plus, au titre de son devoir de conseil (voir question "Le garagiste doit vous conseiller sur le choix des réparations"), le garagiste doit informer le consommateur sur le caractère adapté ou non de la pièce que celui-ci apporte.

Un particulier n’a pas le droit de vendre des pièces détachées provenant d’un véhicule qui ne peut plus rouler. Les pièces ainsi démontées ne peuvent être utilisées que pour son usage personnel (voir la fiche sur le site service-public.fr "Peut-on vendre ou acheter un véhicule qui ne peut plus rouler ?").


9 - Qu’est-ce qu’un échange standard ?
L’échange standard est le remplacement d’un ensemble de pièces mécaniques (par exemple un moteur ou une boite de vitesse) par un ensemble correspondant – neuf ou remis en état dans l’atelier du fabricant lui-même ou dans un autre atelier mais conformément aux spécifications du fabricant. Tous les documents commerciaux (devis, ordre de réparation, factures) doivent faire apparaître clairement la mention "échange standard" (décret 4 octobre 1978, article 4, modifié par le décret du 5 septembre 1980).
La réparation avec une pièce "échange standard" est moins onéreuse qu'avec une pièce neuve. Le prix de la pièce échange standard inclut celui d'une "consigne" qui est remboursée lorsque le consommateur abandonne la pièce qui est remplacée, au réparateur.


10 - Ai-je le droit de récupérer les pièces usagées qui ont été remplacées ?
Les pièces usagées qui sont remplacées vous appartiennent. Vous êtes donc en droit de demander à les récupérer. Cela peut vous être utile si vous avez un doute sur l’intervention du garagiste.

Mais s’il s’agit d’une intervention gratuite dans le cadre d’une garantie du véhicule ou d’un échange standard, les pièces deviennent alors la propriété du garagiste, vous ne pourrez pas les récupérer.


11 - Les pièces remplacées sont-elles garanties ?
Parfois, les constructeurs ou les garagistes offrent une garantie commerciale de quelques mois sur les pièces utilisées pour la réparation. Mais ce n’est pas une obligation. Si vous êtes dans cette situation, vous devez être informé de la durée de la garantie et des conditions de sa mise en œuvre (article L. 217-15 du code de la consommation).

En revanche, même si le garagiste ne propose pas de garantie commerciale, il reste néanmoins légalement responsable en cas de défaut des pièces utilisées. En effet, il doit respecter la garantie légale des vices cachés (article 1641 et suivants du code civil) et la garantie légale de conformité (articles L. 217-4 et suivants du code de la consommation).
> Pour en savoir plus sur les garanties, reportez-vous au dossier de l’INC "Les garanties du vendeur".


12 - Est-ce que je risque de perdre le bénéfice de la garantie commerciale si je fais réparer son véhicule en dehors du réseau ?
Non, le vendeur ne peut pas refuser d’appliquer la garantie commerciale au motif que le consommateur a fait réaliser des prestations de réparation ou d’entretien chez un réparateur qui n’appartient pas au réseau de la marque.

Le vendeur qui propose une garantie commerciale (au sens de l'article L. 211-15 du code de la consommation), doit rappeler très clairement au consommateur que le bénéfice de la garantie commerciale n’est pas subordonné à la réalisation des prestations d’entretien ou de réparation par un réparateur du réseau agréé par le constructeur.
Cette information doit figurer, de façon claire et lisible, dans le carnet d'entretien du véhicule, quel que soit son support (article 5-1 de l’arrêté du 28 juin 2000, modifié par l’arrêté du 26 mai 2014).

En revanche, les réparations prises en charge gratuitement dans le cadre de la garantie contractuelle peuvent être impérativement confiées à un réparateur ou à un concessionnaire de la marque (Cass. Civ. 1, 20 mars 2013, pourvoi n° 12-14 432).

Si le contrat de garantie commerciale vous impose de faire réaliser les prestations d’entretien ou de réparation, uniquement dans le réseau, vous pouvez ne pas en tenir compte. Cette clause est illicite.


13 - Mon contrat d’assurance automobile couvre les dommages subis par mon véhicule. Puis-je choisir le réparateur ?
Oui, vous pouvez décider de confier votre véhicule au réparateur de votre choix.

Votre contrat d’assurance, ou les avis d’échéance annuelle de prime ou de cotisation doivent mentionner cette faculté (article L. 211-5-1 du code des assurances). Dès le premier contact de l'assuré avec l'assureur en vue de la déclaration du sinistre, cette information est rappelée à l’assuré de manière claire et objective. Si le moyen de communication est oral, un écrit, notamment un message électronique ou un message textuel interpersonnel (SMS) spécifique, confirme dans les plus brefs délais cette information (arrêté du 17 juin 2016, article 1).


14 - Quels sont mes recours si malgré la réparation, la voiture ne fonctionne pas correctement ?
Si une nouvelle panne survient après la première réparation, la responsabilité du garagiste réparateur peut être engagée, sous réserve que le client rapporte la preuve que la panne est due à une défectuosité déjà existante au jour de l’intervention du garagiste ou est reliée directement à celle-ci.

En effet, le garagiste est soumis à une obligation de résultat (article 1231-1 du code civil). Cela signifie que le véhicule doit être en parfait état de marche lorsqu’il est rendu à son propriétaire.

Ainsi, lorsqu’une réparation s’avère inefficace, la garagiste doit rembourser les frais de réparation inutilement engagés et parfois même verser des dommages et intérêts pour le préjudice subi
(Cass. civ. 1, 25 février 2016, pourvoi n° 14-29 305).

En revanche, s’il est établi que la nouvelle panne n’a aucun rapport avec l’intervention du garagiste, vous ne pourrez pas invoquer l’obligation de résultat du garagiste pour faire prendre en charge vos réparations.

Ainsi, les juges rappellent que la responsabilité de plein droit qui pèse sur le garagiste réparateur ne s’étend qu’aux dommages causés par le manquement à son obligation de résultat. Lorsque la cause de la nouvelle panne ne peut être déterminée, que 10 mois se sont écoulés entre la réparation et la nouvelle panne, la responsabilité du garagiste n’est pas retenue (Cass. civ. I, 17 février 2016, pourvoi n° 15-14 012).

C’est au consommateur d’apporter la preuve que la nouvelle panne est en lien avec l’intervention du garagiste.


15 - Pendant les réparations, le garagiste doit-il me prêter un véhicule de remplacement ?
Le garagiste n’est pas obligé de vous prêter un véhicule pendant la durée des réparations.
S’il vous en prête un, il doit vous informer sur l’étendue des garanties du contrat d’assurance et sur l’intérêt de souscrire éventuellement des garanties complémentaires (Cass. civ. I, 25 novembre 2003, pourvoi n° 01-16291).


16 - Quels sont mes recours si mon véhicule est endommagé ou volé alors qu’il est au garage ?
Le garagiste est dépositaire du véhicule qui lui est confié pour réparation. Il doit donc en prendre soin et le restituer dans l’état dans lequel il l’a reçu (article 1915 du code civil).

Si la voiture est volée ou endommagée alors qu’elle était au garage pour réparation, le garagiste est responsable et doit vous indemniser pour le préjudice subi.

De même, le garagiste peut être tenu responsable de disparition d’objets déposés dans le véhicule, surtout s’il est établi qu’il ne s’est pas comporté "en bon père de famille".
Les juges ont ainsi condamné un garagiste qui avait laissé le véhicule sans surveillance pendant deux heures avec les clés sur l’antivol (Cass. Civ. 1, 7 juillet 1992, pourvoi n° 10 259).

Avant de laisser votre véhicule pour réparation, il est plus prudent de retirer tous vos effets personnels et de ne laisser aucun objet de valeur.


17 - Que faire si le garagiste tarde à me restituer le véhicule ?
Le garagiste a une obligation de dépositaire (article 1915 du code civil). Il doit conserver le véhicule et le rendre après réparation.

S’il tarde exagérément à terminer les réparations, adressez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception pour le mettre en demeure de vous rendre le véhicule dans un délai strict. Si ce retard vous occasionne un préjudice (par exemple, des frais de location d’un véhicule ou des frais de transport en commun), vous pouvez demander des dommages et intérêts.

En fixant dans l’ordre de réparation, un délai précis, vos démarches seront facilitées.


18 - Je suis en litige avec le garagiste. Il ne veut pas me rendre mon véhicule. En a-t-il le droit ?
Le garagiste dispose d’un droit de rétention qui lui permet de conserver le véhicule tant qu’il n’a pas été payé (article 1948 du code civil). Même en cas de contestation, le consommateur sera obligé de payer la facture avant de pouvoir récupérer son véhicule.

Attention : Si vous payez par chèque, ne faîtes pas ensuite opposition à ce chèque pour faire pression sur le garagiste : vous vous mettriez en tort et risqueriez d’être poursuivi pour émission de chèque sans provision.


19 - Dans quel cas faire appel à un expert automobile ?
En cas de litige persistant avec un garagiste sur un problème technique, l’avis d’un autre garagiste ou celui d’un expert va parfois être nécessaire pour déterminer l’origine et la nature du problème et faire valoir vos droits.

Une expertise contradictoire (en présence de la partie adverse) a plus de poids qu’une expertise unilatérale (à l’initiative d’une seule des parties). En effet, si le litige est porté devant un tribunal, le juge peut fonder sa décision en s’appuyant uniquement sur une expertise contradictoire alors qu’il ne le peut pas lorsque l’ expertise est réalisée unilatéralement, sans la présence de la partie adverse. (Cass. civ 2, 2 mars 2017, pourvoi n° 16-13 337).

Les contrats d’assurance protection juridique (proposés avec les contrats multirisque habitation), proposent souvent les services d’un expert dont les honoraires et les frais sont pris en charge par l’assurance. C’est alors votre assureur qui négociera avec l’expert l’étendue de sa mission et décidera de l’opportunité de rechercher un accord amiable ou d’engager une procédure judiciaire.

Si vous ne possédez pas de garantie protection juridique, vous pouvez solliciter de vous-même un expert.

Alliance nationale des experts en automobile (ANEA)
43 rue des plantes
75014 Paris
01 45 40 40 40

Le site de la sécurité routière fournit la liste nationale des experts automobiles.


20 - En cas de litige, quels recours ?
Commencez par des démarches amiables auprès du garagiste. Si celles-ci n’aboutissent pas, adressez-lui rapidement une lettre recommandée avec accusé de réception, dans laquelle vous le mettez en demeure de prendre en charge les nouvelles réparations et éventuellement de vous indemniser pour le préjudice subi (frais de location d’un véhicule de remplacement…).

Rassemblez tous les documents nécessaires pour constituer votre dossier (copie de la (ou des) facture(s) de réparation, copie de l’ordre de réparation, l’avis d’un autre garagiste ou d’un expert…).

Si le garagiste est concessionnaire d’une marque, envoyez une copie de votre dossier au siège social du constructeur.

Conservez toujours vos factures. Elles apportent la preuve des travaux réalisés sur votre véhicule.

Pour vous aider dans vos démarches, vous pouvez solliciter l'aide d’une association de consommateurs agréée.
Vous pouvez contacter les organismes professionnels
Ils n’ont pas pour rôle de défendre les consommateurs, mais ont intérêt à ce que la profession ait une bonne image de marque.
Les plus représentatifs sont :

- Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA)
50, rue Rouget-de-Lisle
92158 Suresnes cedex
Tél : 01-40-99-55-00

- La fédération nationale de l’artisanat de l’automobile (FNAA)
Immeuble Axe Nord
9-11, Avenue Michelet
93583 Saint Ouen Cedex
Tél : 01-40-11-12-96

Vous pouvez faire appel au médiateur
Si le professionnel ne répond pas à votre courrier ou que sa réponse vous semble toujours insatisfaisante, vous pouvez recourir à la procédure de médiation de la consommation, ce qui doit être indiqué dans la contrat (bon de commande, CGV …) (article L. 211-3 du code de la consommation).

Le professionnel doit vous communiquer les coordonnées du ou des médiateurs de la consommation compétents dont il relève (article L. 616-1 du code de la consommation), "en inscrivant ces informations de manière visible et lisible sur son site Internet, sur ses conditions générales de vente ou de service, sur ses bons de commande ou sur tout autre support adapté. Il y mentionne également l'adresse du site Internet du ou de ces médiateurs" (article R. 616-1 du code de la consommation).

Cette information doit aussi vous être fournie "dès lors qu'un litige n'a pas pu être réglé dans le cadre d'une réclamation préalable directement introduite auprès de ses services" (article L. 616-1du code de la consommation). Ainsi, il doit vous communiquer ces coordonnées dans le courrier de refus de prise en compte de votre réclamation.

Vous pouvez consulter la liste officielle des médiateurs de la consommation sur le site de la commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation.

Alerter l’administration
Si vous estimez être victime d’un manquement à la réglementation des prix, d’une pratique commerciale déloyale, d’une tromperie, ou d’une escroquerie, vous pouvez alerter les agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), soit, selon votre département, les agents de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) ou de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (DDCSPP) dont l’adresse vous sera notamment communiquée par votre préfecture.


Saisir les tribunaux
Lorsque vous n’avez pas pu obtenir une solution amiable ou lorsque vous êtes victime d’une infraction, vous pouvez agir devant les tribunaux judiciaires.

- Les juridictions civiles
En cas de refus par le professionnel d’exécuter ses obligations (exécution forcée de la garantie commerciale, garantie de conformité ou garantie des vices cachés), vous devez vous adresser :

au tribunal d’instance, si la somme est inférieure ou égale à 10 000 €,
au tribunal de grande instance, si la somme en jeu est supérieure à 10 000 €.
Le tribunal compétent est celui du lieu du siège social de l’entreprise ou du lieu de la livraison ou l’exécution de la prestation de service. Mais vous pouvez aussi plus généralement opter pour la juridiction du lieu où vous demeuriez au moment de la conclusion du contrat – contrat de vente, etc (article R. 631-3 du code de la consommation).

L’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire devant le tribunal d’instance.

Si votre demande est d’un montant inférieur ou égal à 4 000 €, vous pouvez utiliser la procédure de déclaration au greffe (articles 843 et 844 du code de procédure civile). Pour en savoir plus sur cette procédure, voir la fiche pratique de l’INC "La déclaration au greffe : saisine simplifiée du tribunal d’instance".

Si la demande est d’un montant supérieur, vous devez convoquer votre adversaire (le "défendeur") par une assignation établie et délivrée par un huissier de justice.

- Les juridictions pénales
Si vous êtes victime d’une infraction (par exemple d’une pratique commerciale trompeuse), vous pouvez porter plainte auprès du procureur de la République près du tribunal de grande instance (TGI) de votre domicile, par simple lettre exposant les faits.

Françoise HEBERT-WIMART
Juriste à l’Institut National de la Consommation

Les obligations professionnelles du garagiste avec l'ALLDC
https://www.inc-conso.fr/content/les-obligations-professionnelles-du-garagiste-avec-lalldc
Date de publication : 17/07/2018 - Automobile/2 roues


Pour en savoir plus de info : inc-conso.fr :
Mme. Mélissa HOWARD


ALLDC (Association Léo Lagrange pour la Défense des Consomateurs)
150, rue des Poissonniere
75883 PARIS Cedex 18
@Consomag_tv

 

Comme tout professionnel, le garagiste a une obligation de conseil et d’information envers son client sur l’utilité de la réparation au regard de la valeur vénale du véhicule et sur le mauvais fonctionnement de son véhicule. Surtout si l’organe défectueux concerne la sécurité du véhicule. L’intervention du garagiste doit se limiter aux travaux commandés par le client.

Il est important de toujours demander au garagiste d’établir un ordre de réparation. Pour toute réparation supplémentaire, non prévue dans l’ordre de réparation, le consommateur doit donner son accord, et ceci, même si les réparations sont nécessaires pour la sécurité du véhicule ou si la réparation envisagée est insuffisante pour résoudre la panne.

Le garagiste a également une obligation de résultat. Cela signifie que sa réparation doit être efficace et conforme aux règles de l’art ! Après son intervention, si une nouvelle panne apparaît, la responsabilité du garagiste réparateur peut être engagée, sous réserve que le client rapporte la preuve que la panne est due à une défectuosité déjà existante au jour de l’intervention du garagiste ou est reliée directement à celle-ci. La responsabilité du garagiste est pleine et entière, même s’il fait réaliser les travaux de réparation par un sous-traitant.

Dernière obligation, le garagiste est responsable des dommages qui peuvent subvenir pendant qu’il en a la garde. Il ne pourrait s’exonérer de sa responsabilité qu’en prouvant que le dommage est dû à un cas de force majeur. En effet, le garagiste est dépositaire du véhicule qui lui est confié. Il doit en prendre soin et le restituer dans l’état dans lequel il l’a reçu.

Enfin, sachez que le garagiste dispose d’un pouvoir de rétention : il peut donc refuser de restituer le véhicule tant que sa facture n’est pas réglée.

Infos par Google : Quel responsabilité d'un garagiste avec son client?
https://www.pref-search.com/site/search?hl=fr&gl=fr&source=hp&ei=6T5JXbOxGIe1sAfXtrtY&q=quel+responsabilit%C3%A9+d%27un+garagiste+avec+son+client%3F&btnK=Recherche+Google

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Obligations et responsabilité du garagiste - LE FIGARO - 21.05.2017
http://leparticulier.lefigaro.fr/jcms/p1_1425632/obligations-et-responsabilite-du-garagiste
Web Figaro Par Anne-Laure Thomas Modifié le 21/05/2017 à 00:13 Publié le 11/05/2012 à 15:30

Le garagiste en sa qualité de professionnel est tenu à l'egard de son client à un certain nombres d'obligations et notamment en ce qui concerne le prix de son intervention . Le garagiste a égalemment une obligation de conseil; de sécurité et de résultat dès lors qu'il a accepté la réparation d'un véhicule. A défaut du respect de ses obligations il engage sa responsabilité à l'égard de ses clients.


L'obligation d'information du garagiste
Les entreprises qui pratiquent l'entretien ou la réparation, le contrôle technique, le dépannage ou le remorquage de véhicules doivent afficher à l'entrée de l'établissement ou au lieu de la réception de la clientèle, lisibles de l'extérieur, les taux horaires TTC et les prix des différentes prestations forfaitaires proposées.


Le devis
Le devis n'est pas obligatoire sauf à la demande du client. Son montant engage le réparateur. Le devis peut être payant (ses modalités d'établissement devront être affichées dans les mêmes conditions que les tarifs).


La facture
Dès lors que le prix de la prestation est supérieur ou égal à 15,24 €, TVA comprise, une note doit être délivrée. (Voir fiche facturation du client devis et note)
Elle comporte:


* le nom et adresses du garagiste et du client;
* la date;
* le détail des taux horaires pratiqués et le mode de calcul (référence au temps passé ou au barème de temps);
* le prix des pièces détachées qui sont fournies;
* pour les prestations forfaitaires, la liste détaillée des opérations comprises dans le forfait ainsi que les pièces et fournitures éventuellement incluses, sans nécessité toutefois de mentionner le prix correspondant à chaque opération, pièce et fourniture;
* le kilométrage inscrit au compteur.


Le décompte détaillé est facultatif lorsqu'un devis descriptif et détaillé a été accepté par le client et conforme aux travaux exécutés.
L'étendue de l'intervention du garagiste
L'étendue de l'intervention du garagiste peut être définie par un "ordre de réparation".


C'est un document écrit que le client signe et qui concrétise l'accord entre celui-ci et le réparateur sur l'étendue des travaux à effectuer. Il a valeur de contrat et détermine les obligations réciproques du réparateur et du client.


Ainsi, sans l'accord du client, le garagiste ne peut pas prendre l'initiative de changer une pièce. En cas de contestation, c'est au garagiste d'apporter la preuve que le client a commandé les travaux ou a accepté les travaux supplémentaires, peu importe si les travaux étaient nécessaires ou non.


Toutefois, en vertu de son obligation de sécurité, le garagiste doit informer le client sur le danger qu'il encoure faute de réparation adéquate.
Il est donc préférable de toujours établir un ordre de réparation précis et chiffré, qui n'engage le client que pour le montant qui a été fixé. Une telle précaution préviendra tout risque de litige sur le montant de la facture qui peut avoir de graves conséquences pour le client. En effet, en cas de désaccord avec le garagiste, si le client refuse de payer la facture, le garagiste peut user de son droit de rétention.


La responsabilité du garagiste
Le réparateur est tenu à un devoir de conseil à l'égard de son client, qui consiste à lui indiquer quelle peut être la meilleure solution quant au rapport qualité de la voiture/prix de la réparation. Il doit en conséquence renseigner sur l'utilité des réparations envisagées.
Le garagiste a aussi une obligation de résultat puisque, dès lors qu'il s'est engagé à réparer le véhicule, il doit le remettre en bon état de fonctionnement, à défaut sa responsabilité serait engagée. Ainsi, il sera responsable de l'accident consécutif à une mauvaise réparation. C'est au garagiste qu'il appartient d'apporter la preuve qu'il n'a pas commis de faute dans la réparation ou que la panne vient d'une toute autre cause.


Durant tout le temps de la réparation, le garagiste est dépositaire du bien. Il est donc considéré comme responsable du dommage causé par le véhicule qu'il a sous sa garde. Mais il est également responsable pour la disparition d'objets se trouvant dans le véhicule.Le garagiste a également une obligation de sécurité. Il peut s'en dégager s'il n'a commis aucune faute. Il est également responsable des défauts des pièces utilisées.


Les recours
Le garagiste dispose d'un droit de rétention du véhicule en cas de non paiement de la facture.Avant d'engager une action devant les juridictions civiles, le client peut faire une démarche amiable auprès du garagiste par l'envoi d'un courrier recommandé avec accusé de réception. A défaut de réponse de ce dernier, plusieurs possibilités s'offrent à lui:


* se faire aider par une association de consommateurs ;
* informer les instances professionnelles du comportement du garagiste;
* saisir la DDCCRF (répression des fraudes du département du garage);
* saisir les tribunaux .


Si la demande est inférieure à 4 000 €, le juge de proximité du tribunal d'instance dont dépend le garagiste peut intervenir par le dépôt d'une simple déclaration au greffe. L'assistance d'un avocat n'est pas obligatoire.


Si la demande est comprise entre 4 000 et 10 000 €, la demande doit être adressée directement au tribunal d'instance.
Si la demande excède les 10 000 €, seul le tribunal de grande instance du lieu où se situe le garage est compétent. L'assistance d'un avocat est alors obligatoire.

Par Anne-Laure Thomas
Journaliste web Le Particulier


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La responsabilité du garagiste réparateur : la fin des errements jurisprudentiels ?
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LA RÉDACTION | 13/05/2015 à 00h00


Jurisprudence JA Jurisprudence


La responsabilité de plein droit qui pèse sur le garagiste réparateur ne s’étend qu’aux dommages causés par le manquement à son obligation de résultat : le client du garagiste devra néanmoins rapporter la preuve que l’origine du sinistre dont le véhicule a été l’objet est reliée à l’intervention du garagiste.
La responsabilité du garagiste réparateur fait partie des thèmes récurrents qui sont soumis fréquemment au contrôle de la Cour de cassation. Il est vrai que, d’une part, les véhicules automobiles deviennent de plus en plus perfectionnés, et que, d’autre part, le phénomène de l’obsolence programmée aidant, les automobiles présentent inéluctablement un jour ou l’autre des dysfonctionnements. Les propriétaires malheureux n’ont donc pas d’autre alternative que de les faire réparer par des garagistes qui sont devenus de véritables techniciens en électronique.


Malheureusement, il arrive que, parfois, après l’intervention du garagiste, le véhicule présente toujours des dysfonctionnements. Dans la majorité des cas, faute de pouvoir trouver un arrangement à l’amiable avec le réparateur, le propriétaire du véhicule portera alors le différend devant le juge judiciaire afin d’être indemnisé.
Pourtant, à la lecture des nombreuses décisions rendues par la Cour de cassation concernant la responsabilité du garagiste réparateur, force est de constater que les solutions sont très différentes (sur cette question, cf. C. Lièvremont, L'étendue de la responsabilité du garagiste réparateur, Jur. auto. oct. 2012, pp. 44-47).

Obligation de résultat, oui mais…
En effet, si la jurisprudence est unanime pour reconnaître que l’obligation de réparation du garagiste s’analyse en une obligation de résultat, elle diverge en revanche sur les conditions de cette responsabilité de plein droit.


Certaines décisions considèrent tout d’abord que tout désordre postérieur à une quelconque réparation rend automatiquement responsable le garagiste en se fondant sur une double présomption de faute et présomption de causalité entre la faute et le dommage : « Attendu que l’obligation de résultat qui pèse sur le garagiste en ce qui concerne la réparation des véhicules de ses clients emporte à la fois présomption de faute et présomption de causalité entre la faute et le dommage, de sorte qu’en constatant que de multiples réparations faites par le garage Channel Auto n’avaient pas remédié aux désordres du moteur sans qu’il ait été soutenu devant les juges du fond que l’intervention du garage Jacqueline fût à l’origine de ceux-ci, le jugement attaqué a pu en déduire que le garage Channel Auto avait manqué à ses obligations contractuelles » (Civ. 1re, 8 décembre 1998, n° 94-11848, Bull. civ. I, n° 343).


D’autres décisions vont encore plus loin en absorbant la présomption de causalité dans la présomption de responsabilité et de faute. Conception que nous avions à l’époque qualifiée de « maximaliste » et qui est éminemment protectrice des intérêts du client du réparateur (Cf. en ce sens : C. Lièvremont, l’Étendue de la responsabilité du garagiste réparateur, Jur. auto. oct. 2012, pp. 44-47, Spéc. 45, col. 2 et 3).


Toutefois, un courant jurisprudentiel de plus en plus majoritaire considère simplement que le client – créancier de l’obligation de résultat – « doit rapporter la preuve que la panne était due à une défectuosité déjà existante au jour de l’intervention du garagiste ou était reliée à celle-ci » (CA Paris, 10 janv. 2003, Juris-Data n° 2003-202864 ; Civ. 1re, 14 décembre 2004, n° 02-10179, JA 2005 p. 42 etc.). Une telle solution est donc fréquemment rappelée par la Cour de cassation dans ses dernières décisions (Civ. 1re, 4 mai 2012, n° 113598, note C. Lièvremont, Jur. auto. oct. 2012, pp. 44-47 – Contrats concurrence consommation, n° 8, août 2012, Comm. 199 par L. Leveneur).


En d’autres termes, dans une telle conception, il n’existe donc plus de présomption de causalité, ce qui oblige donc le propriétaire du véhicule à devoir démontrer le lien causal entre la nouvelle panne et le manquement du garagiste à son obligation de résultat.


En revanche, la présomption de faute du garagiste, elle, existe toujours et présente des conséquences importantes. Cette présomption de faute découle de l’obligation de résultat du réparateur. Si le réparateur n’arrive pas au résultat promis au client– une réparation efficace et durable du véhicule –, l’absence de résultat équivaut à une faute. En une telle hypothèse, le client sera donc dispensé de devoir rapporter la preuve d’une quelconque faute.


Dans l’espèce commentée, un autocar qui venait d’être réparé par un garagiste (remplacement du faisceau électrique) est détruit par un incendie alors qu’il effectuait juste son trajet de retour à son entrepôt. La société exploitant l’autobus assigne donc en responsabilité le réparateur et le constructeur du véhicule.


Les juges du fond les déboutent de leurs demandes aux motifs que, « selon le rapport d’expertise amiable contradictoire l’expert observe que “le point de départ de l’incendie se trouve dans la zone d’intervention” de SPL (société du poids lourd) et que “l’origine pourrait être un court-circuit, ou tout autre cause” ; que ce rapport retient toutefois que “le faisceau remplacé ne comprend aucune puissance” et conclut que “a cause précise de l’incendie n’est pas démontrée”. Que - ni la localisation – peu précise – du point de départ de l’incendie […], - ni l’éventuelle manipulation de tuyaux de carburant gazole et de tuyaux hydrauliques […], - ni la concomitance de l’incendie et de la réparation ne sont à eux seuls suffisants à établir un lien entre le sinistre et la réparation effectuée ; qu’en outre, les experts soulignent d’une part que le faisceau remplacé, qui n’a aucune puissance électrique, n’a pu être en lui-même la source de l’embrasement, d’autre part que la cause de l’incendie n’est finalement pas déterminée ; que la preuve n’est, dans ces conditions, pas rapportée que le dommage trouve son origine dans les travaux exécutés par le garagiste » (C. appel Douai, Ch. 2, Section 2, 14 mars 2013, n° 12/01881, Inédit).


En d’autres termes, le client de la réparation peut-il faire l’économie de la démonstration du lien entre l’intervention du garagiste et la nouvelle défaillance ? Et ceci tout spécialement dans l’hypothèse où les circonstances de l’incendie demeurent inconnues ?


Le demandeur au pourvoi le prétendait en faisant valoir que le garagiste était débiteur d’une obligation de sécurité résultat le présumant responsable des dommages affectant un organe sur lequel il était intervenu, à charge pour lui de démontrer, pour s’exonérer de sa responsabilité que le sinistre ne résultait pas de sa faute. Conception qui a été retenue parfois par des arrêts de la Cour de cassation (C. Lièvremont, l’Étendue de la responsabilité du garagiste réparateur, Jur. auto. oct. 2012, pp. 44-47, Spéc. p. 45, col. 2 et 3).
La Cour de cassation dans son arrêt ci-dessous rapporté ne partage pas une telle conception « maximaliste » et éminemment protectrice des intérêts du client du réparateur et revient donc à une conception plus rigoureuse de la responsabilité de plein droit du garagiste.


La Haute Juridiction, dans sa décision du 29 octobre 2014, rappelle en effet que « la responsabilité de plein droit qui pèse sur le garagiste réparateur ne s’étend qu’aux dommages causés par le manquement à son obligation de résultat et qu’il appartient au client de rapporter la preuve que l’origine du sinistre dont le véhicule a été l’objet est reliée à l’intervention du garagiste » (Civ. 1re, 29 oct. 2014, n° 13-22694).


En résumé, une telle conception rigoureuse, la preuve devra s’opérer en deux temps.


« Dans un premier temps – comme l’ont souligné des auteurs –, le demandeur doit rapporter la preuve que l’intervention du garagiste concernait l’élément défaillant à l’origine ou de l’accident invoqué. Plus précisément, il incombe au client de démontrer que le dommage subi pas son véhicule trouve son origine dans la prestation fournie par le garagiste … Dans un deuxième temps, et cette première démonstration étant faite, les juges présument la faute en imputant la défaillance à l’intervention du garagiste. Sa responsabilité est alors engagée de plein droit… » (E. Peronet, l’Après-vente automobile In Réglementation automobile 2013-2014, Paris, l’Argus, 2013, n° 1567 à 1571, pp. 416-417 ; S. Hocquet-Berg, Jurisclasseur responsabilité civile et assurances, Fasc. 385, n° 27 et 28).


Par conséquent, toutes les fois où il est impossible de démontrer avec certitude que la défaillance du véhicule est reliée à l’intervention du réparateur, ce dernier n’engagera jamais sa responsabilité… Même si celle-ci est une responsabilité de plein droit…

L’essentiel


L’obligation du réparateur automobile est une obligation de résultat.
La mise en œuvre de la responsabilité de plein droit du réparateur qui s’attache à la défaillance de son obligation de résultat nécessite que le client raporte la preuve que le dommage est lié à l’intervention du professionnel.

La décision


Civ. 1re, 29 octobre 2014, n° 13-22.694
LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :


Sur le moyen unique, tel que reproduit en annexe :


Attendu, selon l'arrêt attaqué (Douai, 14 mars 2013), que la société ID voyages, dont un autocar avait été détruit par un incendie ayant pris naissance dans le compartiment moteur alors qu'il effectuait son trajet retour après une réparation réalisée par la Société du poids lourd (SPL), a, ainsi que son assureur, la société Axa France IARD (Axa), assigné en responsabilité cette société dont l'assureur, la société GAN, est intervenue volontairement à l'instance et a mis en cause la société Iveco, constructeur du véhicule ;
Attendu que les sociétés ID voyages et Axa font grief à l'arrêt de les débouter de leurs demandes ;


Mais attendu que la responsabilité de plein droit qui pèse sur le garagiste réparateur ne s'étend qu'aux dommages causés par le manquement à son obligation de résultat et qu'il appartient au client de rapporter la preuve que l'origine du sinistre dont le véhicule a été l'objet est reliée à l'intervention du garagiste ; que l'arrêt relève que ni la localisation peu précise du point de départ de l'incendie « dans la zone d'intervention » de SPL, ni l'éventuelle manipulation de tuyaux de carburant gazole et de tuyaux hydrauliques dont rien n'établit qu'elle n'aurait pas été effectuée par SPL dans les règles de l'art, ni la concomitance de l'incendie et de la réparation, ne sont à eux seuls suffisants à établir un lien entre le sinistre et la réparation effectuée ; que l'arrêt ajoute que, selon l'expertise amiable versée aux débats, le faisceau remplacé, qui n'a aucune puissance électrique, n'a pu être en lui-même la source de l'embrasement et que la cause de l'incendie n'est en définitive pas déterminée ; que de ces constatations et appréciations souveraines, la cour d'appel, qui n'était pas tenue de suivre les parties dans le détail de leur argumentation, a pu déduire, sans inverser la charge de la preuve, que la responsabilité de plein droit du garagiste réparateur n'était pas engagée ; que le moyen n'est pas fondé ;


PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi
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La responsabilité du garagiste réparateur : la fin des errements jurisprudentiels ?

La responsabilité de plein droit qui pèse sur le garagiste réparateur ne s’étend qu’aux dommages causés par le manquement à son obligation de résultat : le client du garagiste devra néanmoins rapporter la preuve que l’origine du sinistre dont le véhicule a été l’objet est reliée à l’intervention du garagiste.
La responsabilité du garagiste réparateur fait partie des thèmes récurrents qui sont soumis fréquemment au contrôle de la Cour de cassation. Il est vrai que, d’une part, les véhicules automobiles deviennent de plus en plus perfectionnés, et que, d’autre part, le phénomène de l’obsolence programmée aidant, les automobiles présentent inéluctablement un jour ou l’autre des dysfonctionnements. Les propriétaires malheureux n’ont donc pas d’autre alternative que de les faire réparer par des garagistes qui sont devenus de véritables techniciens en électronique.


Malheureusement, il arrive que, parfois, après l’intervention du garagiste, le véhicule présente toujours des dysfonctionnements. Dans la majorité des cas, faute de pouvoir trouver un arrangement à l’amiable avec le réparateur, le propriétaire du véhicule portera alors le différend devant le juge judiciaire afin d’être indemnisé.
Pourtant, à la lecture des nombreuses décisions rendues par la Cour de cassation concernant la responsabilité du garagiste réparateur, force est de constater que les solutions sont très différentes (sur cette question, cf. C. Lièvremont, L'étendue de la responsabilité du garagiste réparateur, Jur. auto. oct. 2012, pp. 44-47).
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Obligation de résultat, oui mais…


En effet, si la jurisprudence est unanime pour reconnaître que l’obligation de réparation du garagiste s’analyse en une obligation de résultat, elle diverge en revanche sur les conditions de cette responsabilité de plein droit.


Certaines décisions considèrent tout d’abord que tout désordre postérieur à une quelconque réparation rend automatiquement responsable le garagiste en se fondant sur une double présomption de faute et présomption de causalité entre la faute et le dommage : « Attendu que l’obligation de résultat qui pèse sur le garagiste en ce qui concerne la réparation des véhicules de ses clients emporte à la fois présomption de faute et présomption de causalité entre la faute et le dommage, de sorte qu’en constatant que de multiples réparations faites par le garage Channel Auto n’avaient pas remédié aux désordres du moteur sans qu’il ait été soutenu devant les juges du fond que l’intervention du garage Jacqueline fût à l’origine de ceux-ci, le jugement attaqué a pu en déduire que le garage Channel Auto avait manqué à ses obligations contractuelles » (Civ. 1re, 8 décembre 1998, n° 94-11848, Bull. civ. I, n° 343).


D’autres décisions vont encore plus loin en absorbant la présomption de causalité dans la présomption de responsabilité et de faute. Conception que nous avions à l’époque qualifiée de « maximaliste » et qui est éminemment protectrice des intérêts du client du réparateur (Cf. en ce sens : C. Lièvremont, l’Étendue de la responsabilité du garagiste réparateur, Jur. auto. oct. 2012, pp. 44-47, Spéc. 45, col. 2 et 3).


Toutefois, un courant jurisprudentiel de plus en plus majoritaire considère simplement que le client – créancier de l’obligation de résultat – « doit rapporter la preuve que la panne était due à une défectuosité déjà existante au jour de l’intervention du garagiste ou était reliée à celle-ci » (CA Paris, 10 janv. 2003, Juris-Data n° 2003-202864 ; Civ. 1re, 14 décembre 2004, n° 02-10179, JA 2005 p. 42 etc.). Une telle solution est donc fréquemment rappelée par la Cour de cassation dans ses dernières décisions (Civ. 1re, 4 mai 2012, n° 113598, note C. Lièvremont, Jur. auto. oct. 2012, pp. 44-47 – Contrats concurrence consommation, n° 8, août 2012, Comm. 199 par L. Leveneur).


En d’autres termes, dans une telle conception, il n’existe donc plus de présomption de causalité, ce qui oblige donc le propriétaire du véhicule à devoir démontrer le lien causal entre la nouvelle panne et le manquement du garagiste à son obligation de résultat.


En revanche, la présomption de faute du garagiste, elle, existe toujours et présente des conséquences importantes. Cette présomption de faute découle de l’obligation de résultat du réparateur. Si le réparateur n’arrive pas au résultat promis au client– une réparation efficace et durable du véhicule –, l’absence de résultat équivaut à une faute. En une telle hypothèse, le client sera donc dispensé de devoir rapporter la preuve d’une quelconque faute.


Dans l’espèce commentée, un autocar qui venait d’être réparé par un garagiste (remplacement du faisceau électrique) est détruit par un incendie alors qu’il effectuait juste son trajet de retour à son entrepôt. La société exploitant l’autobus assigne donc en responsabilité le réparateur et le constructeur du véhicule.


Les juges du fond les déboutent de leurs demandes aux motifs que, « selon le rapport d’expertise amiable contradictoire l’expert observe que “le point de départ de l’incendie se trouve dans la zone d’intervention” de SPL (société du poids lourd) et que “l’origine pourrait être un court-circuit, ou tout autre cause” ; que ce rapport retient toutefois que “le faisceau remplacé ne comprend aucune puissance” et conclut que “a cause précise de l’incendie n’est pas démontrée”. Que - ni la localisation – peu précise – du point de départ de l’incendie […], - ni l’éventuelle manipulation de tuyaux de carburant gazole et de tuyaux hydrauliques […], - ni la concomitance de l’incendie et de la réparation ne sont à eux seuls suffisants à établir un lien entre le sinistre et la réparation effectuée ; qu’en outre, les experts soulignent d’une part que le faisceau remplacé, qui n’a aucune puissance électrique, n’a pu être en lui-même la source de l’embrasement, d’autre part que la cause de l’incendie n’est finalement pas déterminée ; que la preuve n’est, dans ces conditions, pas rapportée que le dommage trouve son origine dans les travaux exécutés par le garagiste » (C. appel Douai, Ch. 2, Section 2, 14 mars 2013, n° 12/01881, Inédit).


En d’autres termes, le client de la réparation peut-il faire l’économie de la démonstration du lien entre l’intervention du garagiste et la nouvelle défaillance ? Et ceci tout spécialement dans l’hypothèse où les circonstances de l’incendie demeurent inconnues ?


Le demandeur au pourvoi le prétendait en faisant valoir que le garagiste était débiteur d’une obligation de sécurité résultat le présumant responsable des dommages affectant un organe sur lequel il était intervenu, à charge pour lui de démontrer, pour s’exonérer de sa responsabilité que le sinistre ne résultait pas de sa faute. Conception qui a été retenue parfois par des arrêts de la Cour de cassation (C. Lièvremont, l’Étendue de la responsabilité du garagiste réparateur, Jur. auto. oct. 2012, pp. 44-47, Spéc. p. 45, col. 2 et 3).
La Cour de cassation dans son arrêt ci-dessous rapporté ne partage pas une telle conception « maximaliste » et éminemment protectrice des intérêts du client du réparateur et revient donc à une conception plus rigoureuse de la responsabilité de plein droit du garagiste.


La Haute Juridiction, dans sa décision du 29 octobre 2014, rappelle en effet que « la responsabilité de plein droit qui pèse sur le garagiste réparateur ne s’étend qu’aux dommages causés par le manquement à son obligation de résultat et qu’il appartient au client de rapporter la preuve que l’origine du sinistre dont le véhicule a été l’objet est reliée à l’intervention du garagiste » (Civ. 1re, 29 oct. 2014, n° 13-22694).


En résumé, une telle conception rigoureuse, la preuve devra s’opérer en deux temps.


« Dans un premier temps – comme l’ont souligné des auteurs –, le demandeur doit rapporter la preuve que l’intervention du garagiste concernait l’élément défaillant à l’origine ou de l’accident invoqué. Plus précisément, il incombe au client de démontrer que le dommage subi pas son véhicule trouve son origine dans la prestation fournie par le garagiste … Dans un deuxième temps, et cette première démonstration étant faite, les juges présument la faute en imputant la défaillance à l’intervention du garagiste. Sa responsabilité est alors engagée de plein droit… » (E. Peronet, l’Après-vente automobile In Réglementation automobile 2013-2014, Paris, l’Argus, 2013, n° 1567 à 1571, pp. 416-417 ; S. Hocquet-Berg, Jurisclasseur responsabilité civile et assurances, Fasc. 385, n° 27 et 28).


Par conséquent, toutes les fois où il est impossible de démontrer avec certitude que la défaillance du véhicule est reliée à l’intervention du réparateur, ce dernier n’engagera jamais sa responsabilité… Même si celle-ci est une responsabilité de plein droit…


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අළුත්වැඩියා කාර්මිකයාගේ වගකීම: නීතිවේදී වැරදිවල අවසානය?


අළුත්වැඩියා කාර්මිකයාගේ සම්පූර්ණ වගකීම ඔහුගේ ප්‍රති result ල වගකීම උල්ලං by නය කිරීම නිසා ඇති වූ හානිය දක්වා පමණක් විහිදේ: ගරාජයේ පාරිභෝගිකයාට කෙසේ වෙතත් වාහනයේ අනතුර සිදුවීමේ මූලාරම්භය බව ඔප්පු කිරීමට සිදුවනු ඇත. වස්තුව ගරාජයේ මැදිහත්වීම හා සම්බන්ධ වේ.


අළුත්වැඩියා කාර්මිකයාගේ වගකීම පුනරාවර්තන තේමාවන්ගෙන් එකක් වන අතර එය නිරන්තරයෙන් උසාවියේ පාලනයට යටත් වේ. එක් අතකින් මෝටර් වාහන වැඩි වැඩියෙන් නවීන වෙමින් පවතින බවත්, අනෙක් අතට, නියමිත කාලසටහනට උදව් කිරීමේ සංසිද්ධිය, මෝටර් රථ අනිවාර්යයෙන්ම යම් දවසක හෝ වෙනත් අක්‍රමිකතා ඉදිරිපත් කරන බවත් සත්‍යයකි. අවාසනාවන්ත අයිතිකරුවන්ට සැබෑ ඉලෙක්ට්‍රොනික් තාක්‍ෂණ ශිල්පීන් බවට පත්ව ඇති ගරාජ් හිමිකරුවන් විසින් ඒවා අලුත්වැඩියා කිරීම හැර වෙනත් විකල්පයක් නොමැත.


අවාසනාවකට මෙන්, සමහර විට, ගරාජයේ මැදිහත්වීමෙන් පසුව, වාහනය සෑම විටම අක්රමික වේ. බොහෝ අවස්ථාවන්හිදී, අළුත්වැඩියා කරන්නා සමඟ සුහදශීලී විධිවිධානයක් සොයාගත නොහැකි නම්, වාහනයේ හිමිකරු විසින් වන්දි ගෙවීම සඳහා ආරවුල අධිකරණය වෙත ගෙන එනු ඇත.
කෙසේ වෙතත්, අළුත්වැඩියා කිරීමේ කාර්මිකයාගේ වගකීම සම්බන්ධයෙන් කෝර් ඩි කැසේෂන් විසින් ලබා දී ඇති තීන්දු රාශියක් කියවීමෙන් පැහැදිලි වන්නේ විසඳුම් බෙහෙවින් වෙනස් බවය (මෙම ප්‍රශ්නයට, ගරාජ් කාර්මිකයාගේ වගකීමේ විෂය පථය සී. ලිව්‍රමොන්ට් බලන්න. අළුත්වැඩියාකරු, ඕඒසී, 2012 ඔක්., 44-47 පි.)


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ප්‍රති result ල බැඳීම, ඔව් නමුත් ...


ඇත්ත වශයෙන්ම, කාර්මිකයා අළුත්වැඩියා කිරීමේ වගකීම ප්‍රති result ල වගකීමක් ලෙස විශ්ලේෂණය කර ඇති බව පිළිගැනීමේදී නඩු නීතිය ඒකමතික නම්, එය අනෙක් අතට මෙම වගකීමේ කොන්දේසි නිවැරදිව වෙනස් කරයි.


යම් යම් වන්දි ගෙවීම් වලින් පසුව සිදුවන ඕනෑම ආබාධයක් ගරාජ් කාර්මිකයා ස්වයංක්‍රීයව වගකිව යුතු බව සමහර තීරණ පළමුව සලකා බලයි. ඔහුගේ ගනුදෙනුකරුවන්ගේ වාහන අළුත්වැඩියා කිරීම සම්බන්ධයෙන් කාර්මිකයා මත දෝෂය හා හානිය අතර හේතුව උපකල්පනය කිරීම යන දෙකම සිදු වේ, එවිට ගරාජය චැනල් ඔටෝ එන් විසින් සිදු කරන ලද බහුවිධ අලුත්වැඩියාවන් සඳහන් කිරීමෙන්. ගරාජයේ ජැකලින්ගේ මැදිහත්වීම මේවායේ මූලාරම්භය බව කුසලතා විනිශ්චයකරුවන් ඉදිරියේ තර්ක නොකර එන්ජිමේ ආබාධවලට පිළියම් යෙදී නොතිබුණි නම්, පහර දුන් තීන්දුව මගින් ගරාජ් චැනල් ඔටෝ මඟ හැරී ඇති බව අනුමාන කළ හැකිය. එහි ගිවිසුම්ගත බැඳීම් "(Civ 1, 1998 දෙසැම්බර් 8, අංක 94-11848, බුල් සිවිල් I, අංක 343).


වගකීම් සහ වැරැදි උපකල්පනය කිරීමේදී හේතු සාධක උපකල්පනය ඉවත් කිරීමෙන් වෙනත් තීරණ තවත් ඉදිරියට යයි. එවකට අප විසින් "උපරිමවාදියා" ලෙස විස්තර කර ඇති අතර එය අළුත්වැඩියා කරන්නාගේ පාරිභෝගිකයාගේ අවශ්‍යතා ආරක්ෂා කරයි (මෙම අර්ථයෙන් උපුටා දක්වන්න: සී. ලිව්රෙමොන්ට්, අළුත්වැඩියා කාර්මිකයාගේ වගකීමෙහි ප්‍රමාණය, ඕ.ජී. 2012, පි. 44-47, පිරිවිතර 45, තීරු 2 සහ 3).
කෙසේ වෙතත්, වඩ වඩාත් ආධිපත්‍යය දරන චින්තනය සරලවම සලකන්නේ පාරිභෝගිකයා - ප්‍රති result ලයේ වගකීමෙහි ණයහිමියා - “බිඳවැටීම ගරාජයට මැදිහත් වූ දිනයේ දැනටමත් පැවති දෝෂයක් නිසා හෝ සම්බන්ධ වී ඇති බව ඔප්පු කළ යුතුය. මේ සඳහා "(සීඒ පැරිස්, 2003 ජනවාරි 10, ජූරිස්-දත්ත එන් ° 2003-202864, සීඅයිවී 1, 2004 දෙසැම්බර් 14, එන් ° 02-10179, ජේඒ 2005 පි .42 ආදිය). එබැවින් එවැනි විසඳුමක් කැසේෂන් අධිකරණය විසින් එහි නවතම තීන්දු වලදී නිතර සිහිපත් කරනු ලැබේ (Civ 1, 2012 මැයි 4, අංක 113598, සටහන සී. ලිව්රෙමොන්ට්, අධීක්ෂණ ඔක්. 2012, 44-47 පි. - කොන්ත්‍රාත් තරඟය පරිභෝජනය, අංක 8, 2012 අගෝස්තු, කොමිස් 199 එල්. ලෙවෙනූර් විසිනි).


වෙනත් වචන වලින් කිවහොත්, එවැනි සැලසුමක් තුළ, තවදුරටත් හේතුකාරක පිළිබඳ උපකල්පනයක් නොමැත, එම නිසා නව බිඳවැටීම සහ කාර් කාර්මිකයා තම ප්‍රති .ල පිළිබඳ වගකීම ඉටු කිරීමට අපොහොසත් වීම අතර හේතු සම්බන්ධතාවය පෙන්වීමට වාහනයේ හිමිකරුට බල කරයි. .
අනෙක් අතට, කාර්මිකයාගේ දෝෂය උපකල්පනය කිරීම, එය තවමත් පවතින අතර වැදගත් ප්‍රතිවිපාක ඇත. මෙම වරද පිළිබඳ උපකල්පනය පැන නගින්නේ අළුත්වැඩියා කරන්නාගේ ප්‍රති result ල බැඳීමෙනි. අළුත්වැඩියා කරන්නා පාරිභෝගිකයාට පොරොන්දු වූ ප්‍රති result ලයට ළඟා නොවන්නේ නම් - වාහනයේ effective ලදායී හා කල් පවතින අලුත්වැඩියාවක් - ප්‍රති result ල නොමැතිකම දෝෂයකට සමාන වේ. එවැනි අවස්ථාවකදී, පාරිභෝගිකයාට කිසියම් වරදක් ඔප්පු කිරීමෙන් නිදහස් වේ.


අදහස් දැක්වූ නඩුවේදී, කාර්මිකයෙකු විසින් අලුත්වැඩියා කර තිබූ බස් රථයක් (විදුලි පටි ආදේශ කිරීම) ගින්නකින් විනාශ වී ගියේ ඔහු නැවත තම ගබඩාවට යමින් සිටියදීය. එබැවින් බස් රථය ධාවනය කරන සමාගම අළුත්වැඩියා කරන්නාට සහ වාහන නිෂ්පාදකයාට වගකීම පැවරේ.
කුසලතා පිළිබඳ විනිසුරුවන් ඔවුන්ගේ ප්‍රකාශ ප්‍රතික්ෂේප කරන්නේ, “පරස්පර විරෝධී වාර්තාවට අනුව, සුහද විශේෂ expert විශේෂ expert යා නිරීක්ෂණය කරන්නේ,“ ගින්නෙහි ආරම්භක ස්ථානය මැදිහත්වීමේ ක්ෂේත්‍රය තුළ ”ඇති බවයි. එස්පීඑල් (සමාජය අධික බර) සහ “සම්භවය කෙටි පරිපථයක් හෝ වෙනත් හේතුවක් විය හැකිය”; කෙසේ වෙතත්, මෙම වාර්තාව "ප්‍රතිස්ථාපනය කරන ලද කදම්භයට කිසිදු බලයක් ඇතුළත් නොවන" බව නිගමනය කරන අතර "ගින්නට නිශ්චිත හේතුව නිසා එය නිරූපණය නොකෙරේ" යනුවෙන් නිගමනය කරයි. ගින්න ආරම්භ වන ස්ථානය [...], හෝ ඩීසල් ඉන්ධන පයිප්ප හා හයිඩ්‍රොලික් පයිප්ප හැසිරවිය හැකි [...], හෝ ගින්නෙහි අනුකූලතාව සහ ස්ථානය - අලාභය සහ අළුත්වැඩියාව අතර සම්බන්ධයක් ඇති කිරීමට අලුත්වැඩියාව පමණක් ප්‍රමාණවත් නොවේ; එපමනක් නොව, විශේෂ experts යන් පෙන්වා දෙන්නේ, එක් අතකින්, විදුලි බලයක් නොමැති ප්‍රතිස්ථාපිත කදම්භය, ගැටුමේ ප්‍රභවය විය හැකි බවත්, අනෙක් අතට හේතුව ගින්න අවසානයේ තීරණය නොවේ; මෙම කොන්දේසි යටතේ, කාර්මිකයා විසින් සිදු කරන ලද කාර්යයන්හි හානියේ මූලාරම්භය ඇති බවට සාක්ෂි වාර්තා වී නොමැති බව ”(සී. අභියාචනා ඩුවායි, පරි. 2, 2 වන වගන්තිය, 2013 මාර්තු 14, අංක 12/01881, පත් නොකළ).


වෙනත් වචන වලින් කිවහොත්, අළුත්වැඩියා පාරිභෝගිකයාට කාර්මිකයාගේ මැදිහත්වීම සහ නව අසාර්ථකත්වය අතර සම්බන්ධය නිරූපණය කිරීමෙන් වැළකී සිටිය හැකිද? මෙය විශේෂයෙන් ගින්නෙහි තත්වයන් නොදන්නා අවස්ථාවකද?


අභියාචනය පිළිබඳ පැමිණිලිකරු විශ්වාසය තැබුවේ, කාර් කාර්මිකයා තමාට ආරක්ෂාව පිළිබඳ වගකීමක් ඇති බවත්, ඔහු මැදිහත් වූ ඉන්ද්‍රියයකට හානි කිරීම සම්බන්ධයෙන් ඔහු වගකිව යුතු බවත්, ඔහුගේ වගකීම ඔහුට ඔප්පු කිරීමේ බර මත බවත්ය. සිද්ධිය ඔහුගේ වරද නිසා ඇතිවූවක් නොවේ. සමහර විට කැසේෂන් අධිකරණයේ තීන්දු මගින් රඳවාගෙන ඇති සැලසුම (සී. ලිව්රෙමොන්ට්, අළුත්වැඩියා කිරීමේ කාර්මිකයාගේ වගකීමෙහි දිග, ඔටෝ ජුර්., 2012 ඔක්. 2012, 44-47 පි., පිරිවිතර පිටුව 45, කොල 2 සහ 3).


පහත දැක්වෙන නඩු තීන්දුවේ කැසේෂන් අධිකරණය එවැනි "උපරිම" සංකල්පයක් බෙදා නොගන්නා අතර අළුත්වැඩියා කරන්නාගේ පාරිභෝගිකයාගේ අවශ්‍යතා ආරක්ෂා කරයි. එබැවින් කාර් කාර්මිකයාගේ සම්පූර්ණ වගකීම පිළිබඳ වඩාත් දැඩි සංකල්පයකට එළඹේ.
මහාධිකරණය, 2014 ඔක්තෝබර් 29 දින ගත් තීන්දුවේදී, “අළුත්වැඩියා කිරීමේ කාර්මිකයාගේ සම්පූර්ණ වගකීම පැවරෙන්නේ එහි ප්‍රති result ල වගකීම උල්ලං by නය කිරීම නිසා ඇති වූ හානිය සඳහා පමණක් වන අතර එය අයත් වේ වාහනයේ වස්තුව වූ අනතුරේ මූලාරම්භය කාර්මිකයාගේ මැදිහත්වීම හා සම්බන්ධ බව ඔප්පු කිරීමට පාරිභෝගිකයාට "(Civ 1re, 29 ඔක්තෝබර් 2014, n ° 13-22694).


සාරාංශයක් ලෙස, එවැනි දැඩි සැලසුමක්, සාක්ෂි අදියර දෙකකින් සිදුවිය යුතුය.


“මුලදී - කතුවරුන් පෙන්වා දුන් පරිදි - පැමිණිලිකරු කාර්මිකයාගේ මැදිහත්වීම ආරම්භයේ දී දෝෂ සහිත මූලද්‍රව්‍යය හෝ හදිසි අනතුරක් සිදු වූ බව ඔප්පු කළ යුතුය. වඩාත් නිශ්චිතවම, තම වාහනයෙන් සිදුවූ හානිය කාර්මිකයා විසින් සපයන ලද සේවාවෙන් ආරම්භ වූ බව පාරිභෝගිකයාට පෙන්විය යුතුය ... දෙවනුව, සහ මෙම පළමු නිරූපණය සිදුකිරීමේදී, විනිසුරුවන් වැරැද්ද උපකල්පනය කරන්නේ වැරැද්දට හේතුව ලෙසිනි. කාර්මිකයාගේ මැදිහත් වීම. ඔහුගේ වගකීම නිවැරදිව ඉටු කරනු ලැබේ ... ”(ඊ. පෙරොනෙට්, මෝටර් රථ නියාමනයෙහි අලෙවියෙන් පසු 2013-2014, පැරිස්, ආගුස්, 2013, අංක 1567 සිට 1571, පි. 416-417; හොකට්-බර්ග්, ජුරිස්ක්ලැසර් වගකීම් සහ රක්ෂණය, ෆැස්ක් 385, එන් ° 27 සහ 28).


එම නිසා, වාහනය අසාර්ථක වීම අළුත්වැඩියා කරන්නාගේ මැදිහත්වීම හා සම්බන්ධ බව නිශ්චිතව නිරූපණය කළ නොහැකි සෑම අවස්ථාවකම, දෙවැන්නා කිසි විටෙකත් ඔහුගේ වගකීම ඉටු නොකරනු ඇත ... මෙය නිවැරදි වගකීමක් වුවද ...

 

The repair mechanic's responsibility: the end of jurisprudential mistakes?


The full liability of the repair mechanic extends only to the damage caused by the breach of his obligation of result: the customer of the garage will nevertheless have to prove that the origin of the loss of which the vehicle was object is related to the intervention of the garage.


The responsibility of the repair mechanic is one of the recurring themes that are frequently subject to the control of the Court of Cassation. It is true that, on the one hand, motor vehicles are becoming more and more sophisticated, and that, on the other hand, the phenomenon of scheduled obsolence helping, automobiles inevitably present some day or other malfunctions. Unfortunate owners have no alternative but to have them repaired by garage owners who have become true electronics technicians.


Unfortunately, sometimes, after the intervention of the garage, the vehicle always malfunctions. In the majority of cases, if an amicable arrangement can not be found with the repairer, the owner of the vehicle will then bring the dispute before the court to be compensated.


However, reading the numerous decisions handed down by the Cour de Cassation concerning the repair mechanic's responsibility, it is clear that the solutions are very different (on this question, see C. Lièvremont, The scope of the garage mechanic's responsibility. repairer, OAC, Oct. 2012, pp. 44-47).

Obligation of result, yes but ...


Indeed, if the case law is unanimous in recognizing that the obligation to repair the mechanic is analyzed as an obligation of result, it diverges on the other hand on the conditions of this responsibility by right.


Some decisions firstly consider that any disorder subsequent to any reparation renders the garage mechanic automatically liable on the basis of a double presumption of fault and presumption of causality between the fault and the damage: "Whereas the obligation of result which weighs on the mechanic with regard to the repair of the vehicles of his customers carries both presumption of fault and presumption of causality between the fault and the damage, so that by noting that multiple repairs made by the garage Channel Auto n ' had not remedied the disorders of the engine without it having been argued before the judges of the merits that the intervention of the garage Jacqueline was at the origin of these, the judgment attacked could deduce that the garage Channel Auto had missed its contractual obligations "(Civ 1, 8 December 1998, No. 94-11848, Bull civ I, No. 343).


Other decisions go even further by removing the presumption of causality in the presumption of responsibility and fault. Design that we had at the time described as "maximalist" and which is eminently protective of the interests of the customer of the repairer (Cite in this sense: C. Lievremont, the extent of the responsibility of the repair mechanic, OG. 2012, pp. 44-47, spec 45, col 2 and 3).


However, an increasingly dominant line of thought simply considers that the customer - creditor of the obligation of result - "must prove that the breakdown was due to a defect already existing on the day of the intervention of the garage or was connected to this one "(CA Paris, 10 Jan. 2003, Juris-Data n ° 2003-202864, Civ 1, 14 December 2004, n ° 02-10179, JA 2005 p.42 etc.). Such a solution is therefore frequently recalled by the Court of Cassation in its latest decisions (Civ 1, May 4, 2012, No. 113598, note C. Lièvremont, Oversight Oct. 2012, pp. 44-47 - Contracts competition consumption, No. 8, August 2012, Comm 199 by L. Leveneur).


In other words, in such a design, there is no longer any presumption of causality, which therefore forces the owner of the vehicle to have to demonstrate the causal link between the new breakdown and the car mechanic's failure to perform his obligation of result.


On the other hand, the presumption of fault of the mechanic, it still exists and has important consequences. This presumption of fault arises from the obligation of result of the repairer. If the repairer does not reach the result promised to the customer - an effective and durable repair of the vehicle - the lack of result is equivalent to a fault. In such a case, the customer will be exempt from having to prove any fault.


In the commented case, a bus that had just been repaired by a mechanic (replacement of the electrical harness) was destroyed by a fire while he was just making his way back to his warehouse. The company operating the bus therefore assigns responsibility to the repairer and the vehicle manufacturer.


The judges of the merits dismiss their claims on the grounds that, "according to the contradictory report amicable expertise expert observes that" the starting point of the fire is in the area of ​​intervention "SPL (society of the heavy weight) and that "the origin could be a short circuit, or any other cause"; however, this report retains that "the replaced beam does not include any power" and concludes that "because of the precise cause of the fire is not demonstrated". That - or the location - not very precise - of the starting point of the fire [...], - nor the possible handling of diesel fuel pipes and hydraulic pipes [...], - nor the concomitance of the fire and the repair alone are not sufficient to establish a link between the loss and the repair made; that, moreover, the experts point out, on the one hand, that the replaced beam, which has no electric power, could in itself be the source of the conflagration, on the other hand that the cause of the fire is ultimately not determined; that the evidence is, under these conditions, not reported that the damage has its origin in the work performed by the mechanic "(C. Appeal Douai, Ch. 2, Section 2, March 14, 2013, No. 12/01881, unpublished).


In other words, can the repair customer avoid the demonstration of the link between the mechanic's intervention and the new failure? And this especially in the event that the circumstances of the fire remain unknown?


The plaintiff on appeal relied on the assertion that the car mechanic owed him an obligation of security for the result, presuming him liable for damage to an organ over which he had intervened, on the burden of proving to him that his responsibility the incident did not result from his fault. Design that has been retained sometimes by judgments of the Court of Cassation (C. Lievremont, the Extent of the responsibility of the repairing mechanic, Auto Jur., Oct. 2012, pp. 44-47, specs page 45, col 2 and 3).
The Court of Cassation in its judgment below reported does not share such a "maximalist" concept and eminently protective of the interests of the repairer's customer and therefore comes down to a more rigorous conception of the car mechanic's full liability.


The High Court, in its decision of October 29, 2014, recalls that "the full liability of the repair mechanic extends only to the damage caused by the breach of its obligation of result and that it belongs to the customer to prove that the origin of the accident of which the vehicle was the object is related to the intervention of the mechanic "(Civ 1re, 29 Oct. 2014, n ° 13-22694).


In summary, such a rigorous design, the proof will have to take place in two stages.


"At first - as pointed out by the authors - the plaintiff must prove that the intervention of the mechanic concerned the defective element at the origin or the accident invoked. More specifically, it is incumbent upon the customer to show that the damage suffered by his vehicle originated in the service provided by the mechanic ... Secondly, and this first demonstration being made, the judges assume the fault by attributing the failure to the fault. intervention of the mechanic. His responsibility is then engaged by right ... "(E. Peronet, Automotive After-Sales in Automotive Regulation 2013-2014, Paris, Argus, 2013, No. 1567 to 1571, pp. 416-417; Hocquet-Berg, Jurisclasseur Liability and Insurance, Fasc 385, n ° 27 and 28).


Therefore, whenever it is impossible to demonstrate with certainty that the vehicle failure is related to the intervention of the repairer, the latter will never engage his responsibility ... Even if this one is a responsibility of right ...


µµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµµ

 

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Le devoir de conseil du garagiste

Comme tout professionnel, le garagiste est tenu à une obligation d'information. Cela englobe le contenu de la prestation qu'il va réaliser pour son client, le prix et la durée de son travail. Le garagiste devra le mentionner dans un écrit clair et compréhensible (article L111-1 du code de la consommation).

En plus de cette obligation générale d'information, le garagiste a le devoir d'orienter son client sur les réparations adaptées qui sont à effectuer sur son véhicule. Il s'agit de l'obligation de conseil.

Ces obligations d'information et de conseil pesant sur le garagiste sont des obligations de résultat, c’est-à-dire qu’il appartiendra au garagiste de démontrer qu'il a bien respecté son obligation de conseil.

Ainsi, quelle est l'étendue de cette obligation de résultat de conseil pour le garagiste ?

Il convient d’évoquer l'étendue de ce devoir de conseil à travers son contenu (I) et par le renversement de la charge de la preuve (II).

I) Le contenu de l'obligation de conseil

Le garagiste est tenu de conseiller le client sur les réparations les plus opportunes à effectuer sur le véhicule. Cette obligation concerne uniquement la prestation commandée et non pas le reste du véhicule. Il doit informer le client sur l’importance du coût et de la réparation (Cass. 1re civ., 15 mai 2001, n° 99-14.128).
En revanche, l'obligation d'information est plus étendue. Le garagiste doit informer le client des réparations nécessaires et urgentes qu’il s’agisse de défauts apparents et non apparents (CA Paris, 25e ch., sect. A, 1er févr. 2002).

L’obligation de conseil doit se faire en lien avec la réglementation et les techniques en vigueur ainsi que sur l’entretien nécessaire suite aux réparations.

L’obligation de conseil sera étendue ou atténuée en fonction des connaissances du client. S'il s'agit d'un profane, l’obligation sera étendue. Si c’est un professionnel de la mécanique ou de l’automobile, elle sera atténuée (Cass. 1re civ., 30 nov. 2004, no 01-13.632).

II) le renversement de la charge de la preuve.

Le principe veut qu'une personne victime d'un préjudice doit en rapporter la preuve (article 1353 du code civil).
Mais, concernant l’obligation de conseil, il y a renversement de la charge de la preuve. Cela signifie que ce n’est pas au client de démontrer qu’il y a manquement mais au garagiste de prouver qu’il a bien orienté son client.


Il ne pourra s'exonérer de sa responsabilité qu'en évoquant une cause étrangère (article 1231-1 du code civil).

En revanche, il n'appartient pas au garagiste de prouver qu'il a répondu à cette obligation lorsqu'il n'a pas exécuté de réparation sur le véhicule. Par exemple, après un contrôle sommaire du véhicule, sans intervention, et où survient, par la suite, un accident (civ.1 12 octobre 2016 n°15-20.992).

Textes applicables :
Article L111-1 du code de la consommation
Article 1353 du code civil
Article 1231-1 du code civil

Jurisprudences :
Cass. 1re civ., 15 mai 2001, n° 99-14.128
CA Paris, 25e ch., sect. A, 1er févr. 2002
Cass. 1re civ., 30 nov. 2004, no 01-13.632
Civ.1 12 octobre 2016 n°15-20.992

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Réparation - les obligations du garagiste droit-finances.commentcamarche.com

Réparation : les obligations du garagiste
Juillet 2019

https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste

Garagistes-Obligatiore-Repration-Vehicul-Droit-Finances-P01


En cas de réparation, le garagiste est soumis à une obligation d'information et de résultat. Le point sur la réglementation et les conditions de mise en cause de sa responsabilité.

 

1. Tarifs : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#tarifs

2. Notre vidéo : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#notre-video

3. Ordre de réparation : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#ordre-de-reparation

4. Devis de réparation : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#devis-de-reparation

5. Facture : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#facture

6. Pièces : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#pieces

7. Garde du véhicule : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#garde-du-vehicule

8. Obligation de résultat : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#obligation-de-resultat

9. Contestation : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#contestation

10. Assurance et choix : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#assurance-et-choix

11. Droit de rétention : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#droit-de-retention

12. A lire aussi: Obligation de résultat garagiste : https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/467-reparation-les-obligations-du-garagiste#simili_main

 

En France, le Code de la consommation prévoit généralement des dispositions visant à protéger le client face au professionnel. Il en va ainsi en raison du fait que le client est généralement perçu comme un profane, et qu'il ne doit par conséquent pas se trouver dans une situation trop déséquilibrée face à un professionnel. Le secteur de la réparation automobile est à cet égard, particulièrement réglementé.
Tarifs
Le garagiste est soumis, comme n'importe quel professionnel, à une obligation d'information concernant le coût de ses prestations. Il doit donc informer le client de manière claire et visible des tarifs qu'il pratique. Pour cela, il doit donc afficher les tarifs TTC (toutes taxes comprises) sous forme de taux horaires TTC et de prix TTC, à l'entrée de son garage, ainsi que dans le lieu destiné à l'accueil des clients. Ces informations renseignent donc le client sur le taux horaire de main-d'oeuvre pratiqué.

Dans le cas de forfaits, le garagiste doit indiquer le prix TTC de la prestation comprenant le coût des pièces et de la main-d'oeuvre.
Notre vidéo
Les conseils d'Eric Roig, directeur-fondateur de droit-finances.net

Ordre de réparation
Avant toute réparation, le client a la possibilité de demander à son garagiste de lui signer un ordre de réparation. Il s'agit d'un document rédigé sur papier à en-tête, et signé.
Ce document mentionne les informations principales sur l'identité des parties, ainsi que sur le véhicule défectueux et sur les réparations souhaitées.

Cet ordre de réparation servira de moyen de preuve en cas de litige au sujet du montant des réparations engagées. Bien évidemment, l'ordre de réparation n'est absolument pas obligatoire, mais il peut présenter un intérêt évident en cas de litige sur l'ampleur des réparations effectuées. Il comprend donc :
la date ;
l'identité du client ;
le type de véhicule et son kilométrage ;
la nature exacte des réparations à effectuer ;
le coût probable des réparations à effectuer (ce coût est indicatif et ne constitue pas un engagement de prix) ;
le délai d'immobilisation du véhicule.

Devis de réparation
Le client a la possibilité de demander un devis à son garagiste. Cette procédure n'est absolument pas obligatoire, mais elle est fortement conseillée lorsque le montant risque d'être élevé.
Le devis est généralement gratuit, même si certains garagistes le font payer. Dans ce cas, le tarif du devis doit clairement être présenté au client préalablement à son établissement. Une fois que le devis a été rempli et que le client l'accepte, il vaut contrat entre le garagiste et son client. Cela signifie qu'il constitue un ordre de réparation, et que le prix proposé par le garagiste est définitif : le client peut donc faire une réclamation s'il constate un dépassement de devis.

Le devis comprend les éléments suivants :
la description précise des travaux à effectuer ;
le coût et les temps de la main-d'oeuvre ;
la liste des pièces détachées nécessaires ;
le montant de la TVA ;
les délais de réparation ;
la durée de validité du devis.

Facture
Une fois que les réparations du véhicule ont été effectuées, le garagiste doit remettre une facture à son client si le montant TTC est supérieur à 25 euros. En deçà de ce montant, l'édition d'une facture est facultative. Si une facture est éditée, elle doit l'être en double exemplaire, l'un d'entre eux est conservé par le garagiste tandis que le second est conservé par le client. La facture comporte les éléments suivants :


la date ;
le nom et l'adresse de l'établissement et ceux du client ;
le numéro d'immatriculation du véhicule ;
le kilométrage au compteur ;
le détail de chaque prestation indiquant le prix des pièces ou la quantité de produits utilisés ;
la provenance des pièces neuves ;
la somme totale à payer HT et TTC.

Lorsque le client a obtenu de la part du garagiste l'édition d'un devis, il n'est pas nécessaire que la facture mentionne de manière détaillée l'ensemble des réparations effectuées.
Pièces
Si votre garagiste remplace une pièce de votre véhicule, celle-ci reste votre propriété. Elle ne cesse de l'être que si vous l'abandonnez. Par conséquent, si vous avez un doute sur le caractère réellement défectueux d'une pièce changée par votre garagiste, vous êtes en droit de demander à ce que le professionnel vous la remette afin de la faire examiner pour préparer une éventuelle contestation.

A compter du 1er avril 2019, les garagistes ont l'obligation d'informer clairement leurs clients sur la possibilité de remplacer les pièces défectueuses par des pièces détachées d'occasion, moins chères que les pièces neuves d'usine. Le client reste libre d'accepter ou de refuser les pièces d'occasion.


Garde du véhicule
Pour pouvoir effectuer les réparations, le garagiste doit disposer du véhicule, généralement dans l'enceinte de son garage. De ce fait, il devient le gardien du véhicule. Cela signifie qu'une fois le devis accepté, ou l'ordre de réparation établi, le garagiste est responsable du véhicule tout au long de la période de réparation. Cela signifie aussi que si le véhicule est volé ou endommagé, le garagiste sera tenu responsable et devra donc dédommager le propriétaire à hauteur du préjudice subi.


Obligation de résultat
En ce qui concerne les réparations, le garagiste est tenu à une obligation de résultat. Cela signifie que le garagiste doit remettre le véhicule en état de fonctionnement et doit avoir effectué toutes les réparations nécessaires à la sécurité du véhicule. Si un défaut ou une panne persiste après l'intervention du garagiste, vous pouvez agir contre lui. Voir ainsi panne de voiture et responsabilité du garagiste pour savoir dans quelles conditions il est possible d'exercer un recours contre le professionnel.


Contestation
En cas de contestation du client sur les travaux effectués ou sur le prix des prestations, il doit payer la facture émise avant de pouvoir récupérer son véhicule, et avant de pouvoir éventuellement engager une action en responsabilité contre le garagiste.

Si le véhicule réparé présente toujours le même défaut après l'intervention du garagiste, le client peut demander une nouvelle intervention gratuite ou le remboursement de la somme versée. Il peut au préalable lui adresser un courrier en s'aidant de notre modèle de contestation en cas de litige avec un garagiste.


Assurance et choix
Si le véhicule a subi un sinistre dédommagé par l'assurance auto du client, ce dernier reste libre de se rendre chez le garagiste de son choix pour faire effectuer les réparations. Son assurance ne peut donc pas lui imposer un garage.


Droit de rétention

Le garagiste dispose d'un droit de rétention sur le véhicule si le client refuse de payer. Ce droit découle de l'article 2286 du Code civil. Si cette situation de blocage dure dans le temps, le garagiste peut même lui réclamer des frais de gardiennage, y compris si ces frais n'ont pas été prévus par le contrat (arrêt n° 16-21500 rendu par la chambre commerciale de la Cour de Cassation le 10 janvier 2018).

Responsabilité du garagiste-réparateur
https://sorel-huet-avocats.com/droit-automobile/responsabilite-du-garagiste-reparateur/

Droit-automobile-Sorel-Hute-Lambert-Micoud-AVOCATS-P01


Le garagiste voit de plus en plus fréquemment sa responsabilité engagée en cas d’exécution défectueuse ou insuffisante de travaux de réparations confiés par l’un de ses clients. La tendance des tribunaux est de protéger le consommateur censé être en état d’infériorité vis-à-vis du professionnel qui de ce fait est fréquemment et lourdement condamné.
Les principes de droit.


Lorsqu’un client confie son véhicule aux fins de réparations à un garagiste, il se noue entre eux un contrat d’entreprise. Dans ce cadre, le garagiste contracte plusieurs obligations : de réparer le véhicule, de sécurité et de conseil. En droit commun de la responsabilité contractuelle, il appartient à celui qui allègue que son cocontractant a mal exécuté sa prestation d’en rapporter la preuve. En d’autres termes, il doit prouver qu’il a commis une faute.


Dans le cas du garagiste, la jurisprudence, après avoir longtemps retenu une présomption de faute, précise désormais que le client doit démontrer que le dommage subi par son véhicule trouve son origine dans la prestation fournie par le garagiste. S’il y parvient, le garagiste est alors présumé être fautif et sa responsabilité est engagée de plein droit.


L’obligation de réparer
Le garagiste qui accepte de réparer un véhicule est tenu de le remettre en état de marche. Il s’agit d’une obligation de résultat dont il ne pourra se libérer si l’intervention se révèle défectueuse qu’en prouvant qu’il n’a commis aucune faute lors de l’intervention.


Il doit démontrer qu’il a suivi les instructions du constructeur, qu’il a été d’une particulière diligence lors de l’exécution de son travail, que la panne qui est survenue postérieurement provient d’une erreur d’utilisation ou d’un défaut d’entretien incombant au client ou qu’elle est la conséquence d’une usure normale du véhicule qui a parcouru un nombre importants de kilomètres depuis son intervention ou que cette panne n’a aucun lien avec son intervention.
L’obligation de conseil de la part du garagiste

Droit-automobile-Sorel-Hute-Lambert-Micoud-AVOCATS-P02


A ce titre, le garagiste doit notamment :


mettre en garde le client contre les conséquences du mauvais fonctionnement d’un organe du véhicule (spécialement s’il concerne la sécurité)
attirer son attention sur le fait que la réparation est trop onéreuse compte tenu de la valeur vénale du véhicule
effectuer les travaux nécessaires et seulement ceux-ci après avoir procédé à un diagnostic complet
Il ne peut dans ce cadre se fier aux indications de son client qui n’est pas un professionnel. C’est ainsi par exemple qu’un garagiste a été condamné à rembourser le remplacement du moteur d’un véhicule tombé en panne 150km après qu’il ait été procédé au remplacement d’un joint de culasse sur la base des indications du client qui avait confondu l’indicateur de température d’eau et le témoin de pression d’huile.


Si la défaillance d’une pièce impose une nouvelle intervention après la première réparation, le garagiste doit prouver que l’usure de la pièce défectueuse n’exigeait pas qu’elle fut remplacée lors des premiers travaux. Le garagiste doit prouver qu’il a rempli son obligation de conseil. Même s’il s’agit d’un fait qui peut être démontré par tous moyens, la prudence veut de se ménager une preuve écrite.


Si le garagiste établit qu’il a clairement averti son client sur le caractère aléatoire de son intervention, il est alors exonéré de sa responsabilité. Ainsi par exemple, il est confié à un garagiste aux fins de réparation d’un joint de culasse un moteur à l’évidence hors d’usage. Le garagiste déconseille cette réparation. Le client insiste néanmoins pour qu’il soit procédé au changement du joint défectueux. Quelque temps après le moteur cède et le client engage la responsabilité du garagiste. Il est débouté de sa demande.
La Cour considère en effet que le garagiste avait réussi à démontrer qu’il l’avait mis en garde et fait toutes réserves sur la tenue de son intervention, étant précisé également que la réparation avait été effectuée dans les règles de l’art et qu’elle n’était pas à l’origine de la panne ultérieure objet du litige dû à l’affaiblissement d’une pastille d’étanchéité du bloc moteur consécutif au vieillissement et à l’usure du moteur.


L’obligation de sécurité
Le garagiste en est tenu et ne peut s’en exonérer qu’en prouvant qu’il n’a pas commis de faute. L’arrêt de principe a été rendu dans une espèce où le client avait perdu le contrôle de son véhicule et occasionné un accident de la circulation dû selon l’expert à la non remise en place d’un frein d’écrou au cours d’une précédente réparation.
Le garagiste a été déclaré responsable non seulement des dommages corporels et dommages matériels subis par son client, mais également de ceux qu’il avait occasionnés aux tiers impliqués dans l’accident. Il est important de préciser que le garagiste peut également être poursuivi sur un plan pénal pour mise en danger de la vie d’autrui, blessures ou homicides involontaires.


La responsabilité du fait des sous traitants


Le garagiste est responsable envers ses clients de ses sous-traitants (rectificateur, carrossier, électricien …), puisque le client n’a de lien qu’avec lui. En cas de faute commise par l’un de ses sous traitants il doit donc indemniser son client. Il peut bien sûr se retourner contre son sous-traitant (responsable vis-à-vis de lui), mais supporte les conséquences d’une éventuelle insolvabilité de celui-ci.


La responsabilité du fait des pièces utilisées


Lorsqu’il est membre d’un réseau de distribution, le garagiste doit utiliser des pièces fournies par le constructeur ou de qualité équivalente. Si la pièce utilisée s’avère défectueuse, le garagiste en est responsable envers son client, mais peut se retourner contre son fournisseur (recours beaucoup plus facile si le fournisseur est le constructeur). Le réparateur doit prendre garde à ne pas utiliser de pièces de contrefaçon car indépendamment des problèmes de qualité, des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre lui du simple fait de leur utilisation.


Les limites à la responsabilité du garagiste


Il n’est responsable que de ce qu’il lui a été commandé. Un client demande à son garagiste de procéder au changement d’un balai d’essuie glace et de 4 bougies. Peu de temps après, il est victime d’une grave panne mécanique. Il reproche alors à son garagiste de ne pas avoir attiré son attention sur la nécessité d’avoir fait procéder à cette occasion à une vidange complète du véhicule qui avait parcouru plus de 60.000km entre deux révisions.
Il est débouté de ses demandes, la Cour considérant que l’ordre de réparations étant limité au changement d’un balai d’essuie glace et de 4 bougies et ne portant pas sur une révision périodique impliquant une vidange du véhicule, le garagiste en l’absence de commande d’une telle opération n’était pas tenu d’attirer l’attention de son client sur la nécessité d’y procéder.


Il n’est présumé responsable que si la panne trouve sa cause dans un organe sur lequel il est intervenu. Lorsque la panne trouve sa cause dans la défectuosité d’une pièce fournie par le client, le garagiste n’en est pas responsable. Le réparateur n’est responsable que des conséquences de sa faute. Ainsi, par exemple, il procède au remplacement d’un joint de culasse et peu de temps après le moteur cède.


Le client l’assigne en paiement du coût du remplacement du moteur et en remboursement de sa première intervention. L’expert constate que le remplacement du moteur était en toutes hypothèses nécessaire avant même l’intervention du garagiste. Celui-ci n’est donc condamné qu’au remboursement de la facture de ces travaux inutiles et non pas au remplacement du moteur.


En cas d’interventions successives de plusieurs garagistes, chacun d’entre eux n’est responsable que des travaux qu’il a lui-même effectués. Ainsi par exemple, un véhicule de collection subit des pannes répétées (dont une rupture du joint de culasse) à la suite d’une intervention d’un garagiste qui avait pour mission non un remplacement, mais une remise en état de marche du moteur. L’expert conclut que la rupture du joint de culasse n’était pas la conséquence d’une malfaçon du garage. Cette défaillance était qualifiée d’imprévisible. Les réparations effectuées par le garagiste révèlent la mauvaise qualité de la prestation d’un précédent réparateur qui a rendu nécessaire l’intervention du garagiste mis en cause dont l’absence de faute est ainsi prouvée.


Les pannes postérieures ne lui sont donc pas imputables.


Les ordres de réparations
Les exemples précédents démontrent que bien souvent le garagiste est condamné parce qu’il n’a pu prouver soit la nature réelle de son intervention, soit qu’il a utilement conseillé son client. Dans le cas contraire, il est souvent exonéré.


Le meilleur moyen de preuve étant l’écrit, le garagiste doit impérativement, avant toute intervention faire signer au client un ordre de réparations (encore appelé ordre de travail ou ordre de service) le plus détaillé et le plus précis possible car seul ce document permet de prouver ce que le client a commandé et ce qu’il a refusé. De la même manière, si la nécessité d’autres travaux apparaît en cours d’intervention (après démontage par exemple), il est nécessaire pour le réparateur de demander au client la signature d’un ordre de réparations complémentaire au besoin par mail ou par fax.


L’ordre de réparations est nécessaire non seulement lorsque la responsabilité du garagiste est engagée car cela lui permet d’établir la nature exacte de son intervention, mais également en cas de litige sur le paiement de sa facture. En l’absence d’ordre de réparations signé, il lui est extrêmement difficile d’obtenir le paiement des travaux effectués. C’est ainsi qu’il a été jugé que le garagiste ne peut réclamer le paiement de travaux qui n’étaient pas prévus au devis et qui avaient été effectués sans l’accord préalable de son client alors même que ces travaux étaient indispensables à une bonne réparation.


Le professionnel doit également préciser clairement sur l’ordre de réparations les travaux nécessaires refusés par le client. Il doit en toutes hypothèses être démontré par le garagiste qu’il a informé son client sur la nécessité de procéder à ces travaux et que c’est le client qui a pris l’initiative de les refuser. Si la référence à ces travaux apparaît comme c’est fréquemment le cas sur la facture il est impératif qu’apparaisse au regard de ces mentions la signature du client qui sinon pourrait prétendre, bien qu’ayant payé la facture qu’il n’en a pas eu connaissance.


Les ordres de réparations doivent être établis en trois exemplaires : un remis au client, un à l’atelier et le troisième destiné aux archives. De la même manière, les fiches d’atelier (ou de travail) doivent être conservées car en cas de litige elles sont systématiquement demandées par les experts judiciaires.


Les conséquences de la responsabilité du garagiste

Lorsque celle-ci est retenue, que ce soit de son fait ou de ses sous-traitants, les conséquences peuvent être très lourdes. L’exemple extrême est celui du client qui est victime d’un grave accident corporel après avoir confié son véhicule au garagiste (en raison par exemple de la perte d’une roue mal serrée).


Dans des hypothèses plus fréquentes, le garagiste sera tenu de rembourser la facture payée par le client si son intervention a été inefficace. Si elle a entraîné des conséquences plus graves, il devra en supporter le coût (par exemple remplacement défectueux d’un joint de culasse entraînant la nécessité de remplacer le moteur).
A ces préjudices directs, s’ajoutent également tous autres subis par le client tel que par exemple la nécessité de louer un véhicule pendant la durée de l’immobilisation, ce qui peut conduire au paiement de sommes extrêmement importantes, car l’immobilisation peut durer de nombreux mois, spécialement en cas de procès.


Pour conclure sur la responsabilité du garagiste


Nul n’est à l’abri d’une erreur dont il doit naturellement assumer les conséquences soit directement, soit par l’intermédiaire de son assurance. En revanche, il est anormal d’être condamné, comme c’est souvent le cas, sans avoir commis de faute uniquement parce que l’on n’a pas pu prouver son absence de responsabilité. La jurisprudence en a tenu compte en répartissant comme indiqué précédemment la charge de la preuve entre le garagiste et son client.

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Responsabilité du garagiste-réparateur
Le garagiste voit de plus en plus fréquemment sa responsabilité engagée en cas d’exécution défectueuse ou insuffisante de travaux de réparations confiés par l’un de ses clients. La tendance des tribunaux est de protéger le consommateur censé être en état d’infériorité vis-à-vis du professionnel qui de ce fait est fréquemment et lourdement condamné.
ගරාජ අලුත්වැඩියාකරුගේ වගකීම
ඔහුගේ සේවාදායකයකු විසින් අළුත්වැඩියා කටයුතු වැරදි හෝ ප්‍රමාණවත් ලෙස සිදු නොකිරීම සඳහා කාර්මිකයා වැඩි වැඩියෙන් වගකිව යුතුය. උසාවිවල ප්‍රවනතාවය නම්, නිතර නිතර හා දැඩි ලෙස වරදකරු කරනු ලබන වෘත්තිකයාට වඩා පහත් යැයි සැලකෙන පාරිභෝගිකයා ආරක්ෂා කිරීමයි.
Responsibility of the garage repairer
The mechanic is more and more frequently liable for any faulty or insufficient execution of repair work by one of his clients. The tendency of the courts is to protect the consumer who is supposed to be inferior to the professional who is therefore frequently and heavily convicted.
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Les principes de droit
Lorsqu’un client confie son véhicule aux fins de réparations à un garagiste, il se noue entre eux un contrat d’entreprise. Dans ce cadre, le garagiste contracte plusieurs obligations : de réparer le véhicule, de sécurité et de conseil. En droit commun de la responsabilité contractuelle, il appartient à celui qui allègue que son cocontractant a mal exécuté sa prestation d’en rapporter la preuve. En d’autres termes, il doit prouver qu’il a commis une faute.
Dans le cas du garagiste, la jurisprudence, après avoir longtemps retenu une présomption de faute, précise désormais que le client doit démontrer que le dommage subi par son véhicule trouve son origine dans la prestation fournie par le garagiste. S’il y parvient, le garagiste est alors présumé être fautif et sa responsabilité est engagée de plein droit.
නීතියේ මූලධර්ම
ගනුදෙනුකරුවෙකු තම වාහනය කාර්මිකයෙකුගේ අළුත්වැඩියා කිරීම සඳහා භාර දුන් විට, ඔවුන් අතර ව්‍යාපාරික ගිවිසුමක් ඇති වේ. මෙම සන්දර්භය තුළ, කාර්මිකයාට බැඳීම් කිහිපයක් තිබේ: වාහනය අලුත්වැඩියා කිරීම, ආරක්ෂාව සහ උපදෙස්. ගිවිසුම්ගත වගකීම් පිළිබඳ පොදු නීතිය යටතේ, එය සනාථ කිරීම සඳහා ඔහුගේ සම-කොන්ත්‍රාත්කරු සිය කාර්ය සාධනය අනිසි ලෙස ඉටු කර ඇති බවට චෝදනා කරන්නේ පුද්ගලයා ය. වෙනත් වචන වලින් කිවහොත්, ඔහු වරදක් කර ඇති බව ඔප්පු කළ යුතුය.
කාර්මිකයා සම්බන්ධයෙන් ගත් කල, නඩුව නීතිය, දිගු කලක් තිස්සේ වැරැද්දක් උපකල්පනය කිරීමෙන් පසුව, දැන් නියම කරන්නේ ගරාජය විසින් සපයනු ලබන සේවාවෙන් තම වාහනයට වන හානිය ආරම්භ වූ බව පාරිභෝගිකයා පෙන්විය යුතු බවයි. එය සාර්ථක වුවහොත්, කාර් කාර්මිකයා වැරැද්දක් යැයි උපකල්පනය කර ඇති අතර ඔහුගේ වගකීම නිවැරදිව ඉටු වේ.
The principles of law
When a customer entrusts his vehicle for repairs to a mechanic, a business contract is created between them. In this context, the mechanic has several obligations: to repair the vehicle, safety and advice. Under the common law of contractual liability, it is the person who alleges that his co-contractor has improperly performed his performance to prove it. In other words, he must prove that he has committed a fault.
In the case of the mechanic, the case law, after having long held a presumption of fault, now specifies that the customer must show that the damage to his vehicle originated in the service provided by the garage. If it succeeds, the car mechanic is then presumed to be at fault and his responsibility is engaged as of right.
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L’obligation de réparer
Le garagiste qui accepte de réparer un véhicule est tenu de le remettre en état de marche. Il s’agit d’une obligation de résultat dont il ne pourra se libérer si l’intervention se révèle défectueuse qu’en prouvant qu’il n’a commis aucune faute lors de l’intervention.
Il doit démontrer qu’il a suivi les instructions du constructeur, qu’il a été d’une particulière diligence lors de l’exécution de son travail, que la panne qui est survenue postérieurement provient d’une erreur d’utilisation ou d’un défaut d’entretien incombant au client ou qu’elle est la conséquence d’une usure normale du véhicule qui a parcouru un nombre importants de kilomètres depuis son intervention ou que cette panne n’a aucun lien avec son intervention.
අලුත්වැඩියා කිරීමේ වගකීම
වාහනයක් අලුත්වැඩියා කිරීමට එකඟ වන කාර්මිකයා එය වැඩ කරන පිළිවෙලට යථා තත්වයට පත් කිරීම අවශ්‍ය වේ. මැදිහත්වීම දෝෂ සහිත බව ඔප්පු වුවහොත් මැදිහත්වීමේදී ඔහු කිසිදු වරදක් නොකළ බව ඔප්පු කිරීමෙන් පමණක් ඔහුට නිදහස් කිරීමට නොහැකි වනු ඇත.
ඔහු නිෂ්පාදකයාගේ උපදෙස් පිළිපැද ඇති බවත්, ඔහුගේ වැඩ කටයුතු කරගෙන යාමේදී ඔහු විශේෂයෙන් කඩිසර වූ බවත්, පසුව සිදු වූ අසාර්ථකත්වය භාවිතයේ දෝෂයක් නිසා හෝ නඩත්තු කිරීමේ දෝෂයක් පාරිභෝගිකයා වෙත පැවතීම හෝ එය වාහනයේ සාමාන්‍ය ඇඳුමක ප්‍රති consequ ලයක් වන අතර එය මැදිහත් වීමෙන් පසු කිලෝමීටර් සැලකිය යුතු ප්‍රමාණයක් ගමන් කර ඇති අතර හෝ මෙම අසාර්ථකත්වයට එහි මැදිහත්වීම සමඟ කිසිදු සම්බන්ධයක් නොමැත.
The obligation to repair
The mechanic who agrees to repair a vehicle is required to restore it to working order. It is an obligation of result which he will not be able to release if the intervention proves defective only by proving that he did not commit any fault during the intervention.
He must demonstrate that he followed the manufacturer's instructions, that he was particularly diligent when carrying out his work, that the failure which occurred subsequently results from an error of use or a fault of maintenance incumbent on the customer or that it is the consequence of a normal wear of the vehicle which has traveled a considerable number of kilometers since its intervention or that this failure has no connection with its intervention.
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L’obligation de conseil de la part du garagiste

Droit-automobile-Sorel-Hute-Lambert-Micoud-AVOCATS-P02
A ce titre, le garagiste doit notamment :
mettre en garde le client contre les conséquences du mauvais fonctionnement d’un organe du véhicule (spécialement s’il concerne la sécurité)
attirer son attention sur le fait que la réparation est trop onéreuse compte tenu de la valeur vénale du véhicule
effectuer les travaux nécessaires et seulement ceux-ci après avoir procédé à un diagnostic complet
Il ne peut dans ce cadre se fier aux indications de son client qui n’est pas un professionnel. C’est ainsi par exemple qu’un garagiste a été condamné à rembourser le remplacement du moteur d’un véhicule tombé en panne 150km après qu’il ait été procédé au remplacement d’un joint de culasse sur la base des indications du client qui avait confondu l’indicateur de température d’eau et le témoin de pression d’huile.
Si la défaillance d’une pièce impose une nouvelle intervention après la première réparation, le garagiste doit prouver que l’usure de la pièce défectueuse n’exigeait pas qu’elle fut remplacée lors des premiers travaux. Le garagiste doit prouver qu’il a rempli son obligation de conseil. Même s’il s’agit d’un fait qui peut être démontré par tous moyens, la prudence veut de se ménager une preuve écrite.
Si le garagiste établit qu’il a clairement averti son client sur le caractère aléatoire de son intervention, il est alors exonéré de sa responsabilité. Ainsi par exemple, il est confié à un garagiste aux fins de réparation d’un joint de culasse un moteur à l’évidence hors d’usage. Le garagiste déconseille cette réparation. Le client insiste néanmoins pour qu’il soit procédé au changement du joint défectueux. Quelque temps après le moteur cède et le client engage la responsabilité du garagiste. Il est débouté de sa demande.
La Cour considère en effet que le garagiste avait réussi à démontrer qu’il l’avait mis en garde et fait toutes réserves sur la tenue de son intervention, étant précisé également que la réparation avait été effectuée dans les règles de l’art et qu’elle n’était pas à l’origine de la panne ultérieure objet du litige dû à l’affaiblissement d’une pastille d’étanchéité du bloc moteur consécutif au vieillissement et à l’usure du moteur.

කාර්මිකයාගේ පැත්තෙන් උපදෙස් ලබා දීමේ වගකීම

එනිසා ගරාජ හිමිකරු විශේෂයෙන් කළ යුත්තේ:
වාහන ශරීරයක අක්‍රියතාවයේ ප්‍රතිවිපාක ගැන පාරිභෝගිකයාට අනතුරු අඟවන්න (විශේෂයෙන් එය ආරක්ෂාව ගැන සැලකිලිමත් වන්නේ නම්)
වාහනයේ වෙළඳපල වටිනාකම අනුව අළුත්වැඩියා කිරීම මිල අධික බව අවධානය යොමු කරන්න
අවශ්‍ය කටයුතු සිදු කිරීම සහ සම්පූර්ණ රෝග විනිශ්චය කිරීමෙන් පසුව පමණි
මෙම සන්දර්භය තුළ ඔහුට වෘත්තිකයෙකු නොවන ඔහුගේ සේවාදායකයාගේ ඇඟවීම් මත විශ්වාසය තැබිය නොහැක. උදාහරණයක් ලෙස, පාරිභෝගිකයාගේ උපදෙස් මත සිලින්ඩර හෙඩ් ගෑස්කට් එකක් ආදේශ කිරීමෙන් පසු කිලෝමීටර 150 ක් අසමත් වූ වාහනයක එන්ජිම ප්‍රතිස්ථාපනය කිරීමට කාර්මිකයෙකුට නියෝග කරන ලදී. ජල උෂ්ණත්ව දර්ශකය සහ තෙල් පීඩන දර්ශකය ව්‍යාකූල කරයි.
පළමු අළුත්වැඩියාවෙන් පසු කොටසක අසමත් වීම සඳහා නව මැදිහත්වීමක් අවශ්‍ය නම්, දෝෂ සහිත කොටස ඇඳීම පළමු කාර්යයේදී එය ප්‍රතිස්ථාපනය කිරීම අවශ්‍ය නොවන බව ගරාජය විසින් ඔප්පු කළ යුතුය. ගරාජ් හිමිකරු තමාට උපදෙස් දීමට ඇති වගකීම ඉටු කර ඇති බව ඔප්පු කළ යුතුය. මෙය ඕනෑම ආකාරයකින් නිරූපණය කළ හැකි කරුණක් වුවද, ලිඛිත සාක්ෂි භාවිතා කිරීම දූරදර්ශී ය.
ඔහුගේ මැදිහත්වීමේ අහඹු බව ඔහු පැහැදිලිවම තම සේවාදායකයාට අනතුරු අඟවා ඇති බව කාර්මිකයා තහවුරු කරන්නේ නම්, එවිට ඔහු ඔහුගේ වගකීමෙන් නිදහස් වේ. නිදසුනක් ලෙස, සිලින්ඩර හෙඩ් ගෑස්කට් අළුත්වැඩියා කිරීම සඳහා එය කාර් කාර්මිකයෙකුට භාර දී ඇත. මෙම අලුත්වැඩියාවට එරෙහිව කාර්මිකයා උපදෙස් දෙයි. කෙසේවෙතත් පාරිභෝගිකයා අවධාරනය කරන්නේ වැරදි මුද්‍රාව වෙනස් කළ යුතු බවයි. ටික වේලාවකට පසු එන්ජිම මග හැරී පාරිභෝගිකයා කාර්මිකයාගේ වගකීම භාර ගනී. ඔහුගේ ඉල්ලීම ඔහුට ප්‍රතික්ෂේප වේ.
ගරාජයේ හිමිකරු තමාට අනතුරු ඇඟවූ බව ඔප්පු කිරීමට සමත් වූ බවත්, ඔහුගේ මැදිහත්වීම රඳවා තබා ගැනීම සම්බන්ධයෙන් යම්කිසි වෙන් කිරීමක් කර ඇති බවත් අධිකරණය සලකයි. වයස්ගත වීම සහ එන්ජිම පැළඳීම අඛණ්ඩව එන්ජින් බ්ලොක් එකේ සීල් තැබීමේ පෑඩ් දුර්වල වීම හේතුවෙන් නඩු විභාගයට යටත්ව එය පසුව අසාර්ථක වීමේ මූලාරම්භයේ නොවීය.

The obligation of advice on the part of the mechanic

As such, the garage owner must in particular:
warn the customer against the consequences of the malfunctioning of a vehicle body (especially if it concerns safety)
draw attention to the fact that the repair is too expensive given the market value of the vehicle
perform the necessary work and only after carrying out a complete diagnosis
He can not in this context rely on the indications of his client who is not a professional. For example, a mechanic was ordered to reimburse the replacement of the engine of a vehicle that failed 150km after the replacement of a cylinder head gasket on the basis of the customer's instructions. confused the water temperature indicator and the oil pressure indicator.
If the failure of a part requires a new intervention after the first repair, the garage must prove that the wear of the defective part did not require that it was replaced during the first work. The garage owner must prove that he has fulfilled his obligation to advise. Although this is a fact that can be demonstrated by any means, it is prudent to use written evidence.
If the mechanic establishes that he has clearly warned his client of the randomness of his intervention, he is then exonerated of his responsibility. For example, it is entrusted to a car mechanic for the purpose of repairing a cylinder head gasket, a motor that is obviously out of order. The mechanic advises against this repair. The customer nevertheless insists that the faulty seal be changed. Some time after the engine gives way and the customer accepts the responsibility of the mechanic. He is denied his request.
The Court considers that the garage owner had succeeded in proving that he had warned him and made any reservations about the holding of his intervention, it being also specified that the repair had been carried out in the rules of art and that it was not at the origin of the subsequent failure subject to litigation due to the weakening of a sealing pad of the engine block consecutive to aging and wear of the engine.
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L’obligation de sécurité
Le garagiste en est tenu et ne peut s’en exonérer qu’en prouvant qu’il n’a pas commis de faute. L’arrêt de principe a été rendu dans une espèce où le client avait perdu le contrôle de son véhicule et occasionné un accident de la circulation dû selon l’expert à la non remise en place d’un frein d’écrou au cours d’une précédente réparation.
Le garagiste a été déclaré responsable non seulement des dommages corporels et dommages matériels subis par son client, mais également de ceux qu’il avait occasionnés aux tiers impliqués dans l’accident. Il est important de préciser que le garagiste peut également être poursuivi sur un plan pénal pour mise en danger de la vie d’autrui, blessures ou homicides involontaires.

ආරක්ෂාව පිළිබඳ වගකීම
ගරාජයේ හිමිකරු එසේ කිරීමට බැඳී සිටින අතර ඔහු කිසිදු වරදක් කර නොමැති බව ඔප්පු කිරීමෙන් නිදොස් කොට නිදහස් කළ නොහැකිය. ප්‍රතිපත්තිමය වශයෙන් තීන්දුව ලබා දී ඇත්තේ පාරිභෝගිකයාට තම වාහනයේ පාලනය අහිමි වී රථවාහන අනතුරක් සිදු වූ අවස්ථාවකදී විශේෂ expert යාට අනුව නට් තිරිංගයක් නැවත ලබා නොදීම නිසාය පෙර අලුත්වැඩියාවක්.
ගරාජයේ හිමිකරුට තම සේවාදායකයා විසින් සිදු කරන ලද ශාරීරික තුවාල හා ද්‍රව්‍යමය හානිවලට පමණක් නොව, අනතුරට සම්බන්ධ තෙවන පාර්ශවයන්ට සිදු වූ අයටද වගකිව යුතු විය. අන්‍යයන්ගේ ජීවිත අනතුරට ලක් කිරීම, තුවාල හෝ නොදැනුවත්ව මිනීමැරීම සම්බන්ධයෙන් කාර්මිකයාට සාපරාධී නඩු පැවරිය හැකි බව සැලකිල්ලට ගැනීම වැදගත්ය.

The obligation of security
The garage owner is obliged to do so and can not exonerate himself by proving that he has not committed any fault. The decision in principle was made in a case where the customer had lost control of his vehicle and caused a traffic accident due according to the expert to the non-refitting of a nut brake during a previous repair.
The garage owner was held responsible not only for the bodily injury and material damage suffered by his client, but also for those he caused to third parties involved in the accident. It is important to note that the mechanic can also be criminally prosecuted for endangering the lives of others, injuries or unintentional homicide.
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La responsabilité du fait des sous traitants
Le garagiste est responsable envers ses clients de ses sous-traitants (rectificateur, carrossier, électricien …), puisque le client n’a de lien qu’avec lui. En cas de faute commise par l’un de ses sous traitants il doit donc indemniser son client. Il peut bien sûr se retourner contre son sous-traitant (responsable vis-à-vis de lui), mais supporte les conséquences d’une éventuelle insolvabilité de celui-ci.
උප කොන්ත්‍රාත්කරුවන්ගේ වගකීම
ගරාජයේ හිමිකරු තම උප කොන්ත්‍රාත්කරුවන් (සෘජුකාරකය, කායවර්ධන, විදුලි කාර්මිකයා ...) සඳහා ගනුදෙනුකරුවන්ට වගකිව යුතුය. ඔහුගේ උප කොන්ත්‍රාත්කරුවෙකු විසින් සිදු කරන ලද වරදක් නම්, ඔහු තම සේවාදායකයාට වන්දි ගෙවිය යුතුය. ඔහුට ඇත්ත වශයෙන්ම ඔහුගේ උප කොන්ත්‍රාත්කරුට (ඔහුට වගකිවයුතු තැනැත්තාට) එරෙහිව හැරවිය හැකිය, නමුත් එය ද්‍රවශීලතාවයේ ප්‍රතිවිපාක දරයි.
The responsibility of subcontractors
The garage owner is responsible to his customers for his subcontractors (rectifier, bodybuilder, electrician ...), since the customer has a link only with him. In case of fault committed by one of his subcontractors, he must therefore compensate his client. He can of course turn against his subcontractor (responsible vis-à-vis him), but bears the consequences of a possible insolvency of it.
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La responsabilité du fait des pièces utilisées
Lorsqu’il est membre d’un réseau de distribution, le garagiste doit utiliser des pièces fournies par le constructeur ou de qualité équivalente. Si la pièce utilisée s’avère défectueuse, le garagiste en est responsable envers son client, mais peut se retourner contre son fournisseur (recours beaucoup plus facile si le fournisseur est le constructeur). Le réparateur doit prendre garde à ne pas utiliser de pièces de contrefaçon car indépendamment des problèmes de qualité, des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre lui du simple fait de leur utilisation.
භාවිතා කරන කොටස් සඳහා වගකීම
බෙදාහැරීමේ ජාලයකට අයත් වන විට, ගරාජ හිමිකරු නිෂ්පාදකයා විසින් සපයන ලද කොටස් හෝ ඊට සමාන ගුණාත්මක බවක් භාවිතා කළ යුතුය. පාවිච්චි කරන ලද කොටස දෝෂ සහිත බව ඔප්පු වුවහොත්, කාර් කාර්මිකයා තම සේවාදායකයා කෙරෙහි වගකිව යුතු නමුත් ඔහුගේ සැපයුම්කරුට එරෙහිව හැරවිය හැකිය (සැපයුම්කරු නිෂ්පාදකයා නම් පහසු කිරීම). අළුත්වැඩියා කරන්නා ව්‍යාජ කොටස් භාවිතා නොකිරීමට වගබලා ගත යුත්තේ ගුණාත්මක ගැටලු වලින් ස්වාධීනව, ඒවා භාවිතා කිරීම නිසා ඔහුට එරෙහිව නීතිමය ක්‍රියාමාර්ග ගත හැකි බැවිනි.
Responsibility for the parts used
When belonging to a distribution network, the garage owner must use parts supplied by the manufacturer or of equivalent quality. If the used part proves to be defective, the car mechanic is responsible towards his client, but can turn against his supplier (recourse much easier if the supplier is the manufacturer). The repairer must be careful not to use counterfeit parts because independently of quality problems, legal proceedings could be instituted against him simply because of their use.
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Les limites à la responsabilité du garagiste
Il n’est responsable que de ce qu’il lui a été commandé. Un client demande à son garagiste de procéder au changement d’un balai d’essuie glace et de 4 bougies. Peu de temps après, il est victime d’une grave panne mécanique. Il reproche alors à son garagiste de ne pas avoir attiré son attention sur la nécessité d’avoir fait procéder à cette occasion à une vidange complète du véhicule qui avait parcouru plus de 60.000km entre deux révisions.
Il est débouté de ses demandes, la Cour considérant que l’ordre de réparations étant limité au changement d’un balai d’essuie glace et de 4 bougies et ne portant pas sur une révision périodique impliquant une vidange du véhicule, le garagiste en l’absence de commande d’une telle opération n’était pas tenu d’attirer l’attention de son client sur la nécessité d’y procéder.
Il n’est présumé responsable que si la panne trouve sa cause dans un organe sur lequel il est intervenu. Lorsque la panne trouve sa cause dans la défectuosité d’une pièce fournie par le client, le garagiste n’en est pas responsable. Le réparateur n’est responsable que des conséquences de sa faute. Ainsi, par exemple, il procède au remplacement d’un joint de culasse et peu de temps après le moteur cède.
Le client l’assigne en paiement du coût du remplacement du moteur et en remboursement de sa première intervention. L’expert constate que le remplacement du moteur était en toutes hypothèses nécessaire avant même l’intervention du garagiste. Celui-ci n’est donc condamné qu’au remboursement de la facture de ces travaux inutiles et non pas au remplacement du moteur.
En cas d’interventions successives de plusieurs garagistes, chacun d’entre eux n’est responsable que des travaux qu’il a lui-même effectués. Ainsi par exemple, un véhicule de collection subit des pannes répétées (dont une rupture du joint de culasse) à la suite d’une intervention d’un garagiste qui avait pour mission non un remplacement, mais une remise en état de marche du moteur. L’expert conclut que la rupture du joint de culasse n’était pas la conséquence d’une malfaçon du garage. Cette défaillance était qualifiée d’imprévisible. Les réparations effectuées par le garagiste révèlent la mauvaise qualité de la prestation d’un précédent réparateur qui a rendu nécessaire l’intervention du garagiste mis en cause dont l’absence de faute est ainsi prouvée.
Les pannes postérieures ne lui sont donc pas imputables.
කාර්මිකයාගේ වගකීමට ඇති සීමාවන්
ඔහු වගකිව යුත්තේ ඔහුට අණ කළ දෙයට පමණි. වයිපර් තලයක් සහ ඉටිපන්දම් 4 ක් වෙනස් කරන ලෙස ගනුදෙනුකරුවෙකු සිය කාර්මිකයාගෙන් ඉල්ලා සිටී. ටික වේලාවකට පසු ඔහුට බරපතල යාන්ත්‍රික දෝෂයක් ඇතිවිය. සංශෝධන දෙකක් අතර කිලෝමීටර 60,000 කට වඩා වැඩි දුරක් ගමන් කළ වාහනය සම්පූර්ණයෙන් හිස් කිරීම මෙම අවස්ථාවේදී සිදුකිරීමේ අවශ්‍යතාව කෙරෙහි ඔහුගේ අවධානය යොමු නොකිරීම පිළිබඳව ඔහු සිය ගරාජය විවේචනය කරයි.
අළුත්වැඩියා කිරීමේ නියෝගය වයිපර් තලයක් සහ ඉටිපන්දම් 4 ක් වෙනස් කිරීමට පමණක් සීමා වී ඇති බවත්, ගරාජයේ හිමිකරු වන වාහනය හිස් කිරීම සම්බන්ධව වරින් වර පරීක්‍ෂණයකට සම්බන්ධ නොවිය යුතු බවත් අධිකරණය විසින් සලකා බලන ලදී. එවැනි මෙහෙයුමක් සඳහා නියෝගයක් නොමැතිවීම, එය ඉදිරියට ගෙන යාමේ අවශ්‍යතාව කෙරෙහි තම සේවාදායකයාගේ අවධානය යොමු කිරීම අවශ්‍ය නොවීය.
එය වගකිව යුතු යැයි සිතන්නේ එය මැදිහත් වූ ඉන්ද්‍රියයක දෝෂය මුල් බැස තිබේ නම් පමණි. පාරිභෝගිකයා විසින් සපයනු ලබන කොටසක දෝෂයක් හේතුවෙන් දෝෂය ඇති වූ විට, ගරාජ හිමිකරු ඒ සඳහා වගකිව යුතු නොවේ. අලුත්වැඩියා කරන්නා වගකිව යුත්තේ ඔහුගේ වරදෙහි ප්‍රතිවිපාක සඳහා පමණි. උදාහරණයක් ලෙස, එය සිලින්ඩර් හෙඩ් ගෑස්කට් එකක් ප්‍රතිස්ථාපනය කිරීමට සහ එන්ජිම අස්වැන්නෙන් ටික කලකට පසු ඉදිරියට යයි.
එන්ජිම ප්‍රතිස්ථාපනය කිරීමේ පිරිවැය ගෙවීමේදී සහ එහි පළමු මැදිහත්වීම ප්‍රතිපූරණය කිරීමේදී පාරිභෝගිකයා එය පවරයි. විශේෂ the යා සඳහන් කරන්නේ යාන්ත්‍රිකයාගේ මැදිහත්වීමට පෙර පවා එන්ජිම ප්‍රතිස්ථාපනය කිරීම අවශ්‍ය බවය. එබැවින් දෙවැන්න හෙළා දකිනු ලබන්නේ මෙම නිෂ් less ල කාර්යය සඳහා ඉන්වොයිසිය ප්‍රතිපූරණය කිරීම සඳහා මිස එන්ජිම ප්‍රතිස්ථාපනය කිරීම සඳහා නොවේ.
ගරාජ කිහිපයක අනුක්‍රමික මැදිහත්වීමක දී, ඒ සෑම එකක්ම වගකිව යුත්තේ ඔහු විසින්ම කරන ලද කාර්යයට පමණි. නිදසුනක් වශයෙන්, එකතු කරන්නාගේ වාහනය නැවත නැවත බිඳවැටීම් වලට ලක් වේ (සිලින්ඩර් හෙඩ් ගෑස්කට් එක කැඩී යාම ඇතුළුව) කාර්මිකයෙකුගේ මැදිහත්වීමකින් පසු මෙහෙයුමක් සඳහා ආදේශකයක් නොව එන්ජිමේ ධාවන තත්ත්වය යථා තත්වයට පත් කිරීම. විශේෂ expert යා නිගමනය කරන්නේ සිලින්ඩර හිස ගෑස්කට් එක කැඩී යාම ගරාජයේ අක්‍රමිකතාවයේ ප්‍රති ence ලයක් නොවන බවයි. මෙම අසාර්ථකත්වය අනපේක්ෂිත ලෙස විස්තර කරන ලදී. ගරාජය විසින් සිදු කරන ලද අලුත්වැඩියාවන් මගින් අළුත්වැඩියා කිරීමේ පූර්වාදර්ශයක් සැපයීමේ දුර්වල ගුණාත්මක භාවය හෙළි වී ඇති අතර එමඟින් ප්‍රශ්නයට සම්බන්ධ කාර්මිකයාගේ මැදිහත්වීම අවශ්‍ය විය, දෝෂයක් නොමැති බව සනාථ වේ.
එබැවින් පසුකාලීන අසාර්ථකත්වයන් ඔහුට ආරෝපණය නොවේ.
The limits to the mechanic's responsibility
He is only responsible for what he was ordered. A customer asks his mechanic to change a wiper blade and 4 candles. A short time later, he suffered a serious mechanical failure. He then criticizes his garage for not having drawn his attention to the need to have had on this occasion a complete emptying of the vehicle that had traveled more than 60,000km between two revisions.
His claims were dismissed, the Court considering that the order for repairs being limited to the change of a wiper blade and 4 candles and not involving a periodic inspection involving the emptying of the vehicle, the garage owner the absence of an order for such an operation was not required to draw the attention of his client to the necessity of proceeding with it.
It is presumed responsible only if the fault is rooted in an organ on which it has intervened. When the fault is caused by the fault of a part supplied by the customer, the garage owner is not responsible for it. The repairer is only liable for the consequences of his fault. Thus, for example, it proceeds to replace a cylinder head gasket and shortly after the engine yields.
The customer assigns it in payment of the cost of the replacement of the engine and in reimbursement of its first intervention. The expert notes that the replacement of the engine was in all cases necessary even before the intervention of the mechanic. The latter is therefore condemned only to the reimbursement of the invoice for this useless work and not to the replacement of the engine.
In case of successive interventions of several garages, each one of them is only responsible for the work that he himself has done. For example, a collector vehicle suffers repeated breakdowns (including a rupture of the cylinder head gasket) following an intervention by a mechanic who had for mission not a replacement, but a restoration of running of the engine. The expert concludes that the rupture of the cylinder head gasket was not the consequence of a garage malfunction. This failure was described as unpredictable. The repairs carried out by the garage reveal the poor quality of the provision of a repairing precedent which made necessary the intervention of the mechanic involved in question, the absence of fault is thus proved.
Later failures are therefore not attributable to him.
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Les ordres de réparations
Les exemples précédents démontrent que bien souvent le garagiste est condamné parce qu’il n’a pu prouver soit la nature réelle de son intervention, soit qu’il a utilement conseillé son client. Dans le cas contraire, il est souvent exonéré.
Le meilleur moyen de preuve étant l’écrit, le garagiste doit impérativement, avant toute intervention faire signer au client un ordre de réparations (encore appelé ordre de travail ou ordre de service) le plus détaillé et le plus précis possible car seul ce document permet de prouver ce que le client a commandé et ce qu’il a refusé. De la même manière, si la nécessité d’autres travaux apparaît en cours d’intervention (après démontage par exemple), il est nécessaire pour le réparateur de demander au client la signature d’un ordre de réparations complémentaire au besoin par mail ou par fax.
L’ordre de réparations est nécessaire non seulement lorsque la responsabilité du garagiste est engagée car cela lui permet d’établir la nature exacte de son intervention, mais également en cas de litige sur le paiement de sa facture. En l’absence d’ordre de réparations signé, il lui est extrêmement difficile d’obtenir le paiement des travaux effectués. C’est ainsi qu’il a été jugé que le garagiste ne peut réclamer le paiement de travaux qui n’étaient pas prévus au devis et qui avaient été effectués sans l’accord préalable de son client alors même que ces travaux étaient indispensables à une bonne réparation.
Le professionnel doit également préciser clairement sur l’ordre de réparations les travaux nécessaires refusés par le client. Il doit en toutes hypothèses être démontré par le garagiste qu’il a informé son client sur la nécessité de procéder à ces travaux et que c’est le client qui a pris l’initiative de les refuser. Si la référence à ces travaux apparaît comme c’est fréquemment le cas sur la facture il est impératif qu’apparaisse au regard de ces mentions la signature du client qui sinon pourrait prétendre, bien qu’ayant payé la facture qu’il n’en a pas eu connaissance.
Les ordres de réparations doivent être établis en trois exemplaires : un remis au client, un à l’atelier et le troisième destiné aux archives. De la même manière, les fiches d’atelier (ou de travail) doivent être conservées car en cas de litige elles sont systématiquement demandées par les experts judiciaires.

ඇණවුම් අළුත්වැඩියා කරන්න
පූර්ව උදාහරණවලින් පෙනී යන්නේ ගරාජයේ හිමිකරු බොහෝ විට වැරදිකරු වන්නේ ඔහුගේ මැදිහත්වීමේ සැබෑ ස්වභාවය ඔප්පු කිරීමට ඔහුට නොහැකි වූ නිසා හෝ ඔහුගේ සේවාදායකයාට උපදෙස් දීමට ඔහු උදව් කර ඇති බැවිනි. එසේ නොමැති නම්, එය බොහෝ විට නිදහස් වේ.
ඔප්පු කිරීමට හොඳම ක්‍රමය ලිඛිත එකක් වන අතර, ඕනෑම මැදිහත්වීමක් පාරිභෝගිකයාට අළුත්වැඩියා කිරීමේ ඇණවුමක් (තවමත් වැඩ ඇණවුම හෝ සේවා ඇණවුම ලෙස හැඳින්වේ) සං sign ා කිරීමට පෙර ගරාජයේ හිමිකරු අනිවාර්යයෙන්ම කළ යුතුය. පාරිභෝගිකයා ඇණවුම් කළ දේ සහ ඔහු ප්‍රතික්ෂේප කළ දේ ඔප්පු කිරීමට. එලෙසම, මැදිහත්වීමේදී වෙනත් වැඩ සඳහා අවශ්‍යතාවය පෙනේ නම් (නිදසුනක් ලෙස විසුරුවා හැරීමෙන් පසු), අළුත්වැඩියා කරන්නාට අවශ්‍ය නම් තැපෑලෙන් හෝ වෙනත් අළුත්වැඩියා නියෝගයකට අත්සන් කරන ලෙස පාරිභෝගිකයාගෙන් ඉල්ලා සිටීම අවශ්‍ය වේ. ෆැක්ස්.
අලුත්වැඩියා කිරීමේ අනුපිළිවෙල අවශ්‍ය වන්නේ කාර්මිකයාගේ වගකීම ඉටු වූ විට පමණක් නොව, ඔහුගේ මැදිහත්වීමේ නිශ්චිත ස්වභාවය තහවුරු කිරීමට ඔහුට ඉඩ සලසන නිසා පමණක් නොව, ඔහුගේ ඉන්වොයිසිය ගෙවීම පිළිබඳ ආරවුලක් ඇති වූ විට ද ය. අත්සන් කරන ලද අළුත්වැඩියා නියෝගයක් නොමැති විට, සිදු කරන ලද වැඩ සඳහා ගෙවීම් ලබා ගැනීම අතිශයින් දුෂ්කර ය. මේ අනුව, ගරාජයට පිරිවිතරයන්ට ඇතුළත් කර නැති සහ තම සේවාදායකයාගේ පූර්ව අවසරයකින් තොරව සිදු කරන ලද වැඩකටයුතු අත්‍යවශ්‍ය වුවද, ගෙවීම් ඉල්ලා සිටිය නොහැක. හොඳ අලුත්වැඩියාවක්.
පාරිභෝගිකයා විසින් ප්‍රතික්ෂේප කරන ලද අවශ්‍ය කටයුතු අළුත්වැඩියා කිරීමේ අනුපිළිවෙල පිළිබඳව වෘත්තිකයා පැහැදිලිව සඳහන් කළ යුතුය. ඕනෑම අවස්ථාවක, ගරාජ් හිමිකරු විසින් මෙම කාර්යය සිදු කිරීමේ අවශ්‍යතාවය තම සේවාදායකයාට දන්වා ඇති බවත්, එය ප්‍රතික්ෂේප කිරීමට මූලිකත්වය ගෙන ඇත්තේ සේවාදායකයා බවත් පෙන්නුම් කළ යුතුය. මෙම කාර්යය පිළිබඳ සඳහන නිතරම ඉන්වොයිසියෙහි දක්නට ලැබෙන පරිදි පෙනේ නම්, මේ සම්බන්ධයෙන් පෙනී සිටීම අත්‍යවශ්‍ය වන අතර, ඉන්වොයිසිය ගෙවා ඇතත්, වෙනත් ආකාරයකින් හිමිකම් පෑමට හැකි පාරිභෝගිකයාගේ අත්සන සඳහන් වේ. ඒ ගැන දැනගෙන හිටියේ නැහැ.
අළුත්වැඩියා කිරීමේ ඇණවුම් පිටපත් තුනකින් කළ යුතුය: එකක් සේවාදායකයාට, එකක් වැඩමුළුවට සහ තෙවැන්න ලේඛනාගාරයට. එලෙසම, වැඩමුළුව (හෝ වැඩ) තහඩු තබා ගත යුත්තේ ආරවුලක් ඇති වුවහොත් ඒවා ක්‍රමානුකූලව අධිකරණ විශේෂ .යින් විසින් ඉල්ලා සිටින බැවිනි.
Repair orders
The preceding examples show that the garage owner is often convicted because he has not been able to prove either the real nature of his intervention or that he has been helpful in advising his client. Otherwise, it is often exempt.
The best means of proof being the written one, the garage owner must imperatively, before any intervention make sign with the customer a repair order (still called work order or service order) the most detailed and the most precise possible because only this document allows to prove what the customer ordered and what he refused. In the same way, if the need for other work appears during the intervention (after dismantling for example), it is necessary for the repairer to ask the customer to sign an additional repair order if necessary by mail or by fax.
The order of repairs is necessary not only when the mechanic's responsibility is engaged because it allows him to establish the exact nature of his intervention, but also in case of dispute over the payment of his invoice. In the absence of a signed repair order, it is extremely difficult to obtain payment for the work done. Thus it was held that the garage can not claim the payment of work that was not included in the specifications and which had been made without the prior consent of his client even though such work was essential to a good repair.
The professional must also specify clearly on the order of repairs the necessary work refused by the customer. In any case, it must be demonstrated by the garage owner that he has informed his client of the need to carry out this work and that it is the client who has taken the initiative to refuse it. If the reference to this work appears as it is frequently the case on the invoice it is imperative that appears in relation to these mentions the signature of the customer who would otherwise be able to claim, although having paid the invoice that he did not know about it.
Repair orders must be made in three copies: one to the client, one to the workshop and the third to the archives. In the same way, the workshop (or work) sheets must be kept because in case of dispute they are systematically requested by the judicial experts.
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Les conséquences de la responsabilité du garagiste
Lorsque celle-ci est retenue, que ce soit de son fait ou de ses sous-traitants, les conséquences peuvent être très lourdes. L’exemple extrême est celui du client qui est victime d’un grave accident corporel après avoir confié son véhicule au garagiste (en raison par exemple de la perte d’une roue mal serrée).
Dans des hypothèses plus fréquentes, le garagiste sera tenu de rembourser la facture payée par le client si son intervention a été inefficace. Si elle a entraîné des conséquences plus graves, il devra en supporter le coût (par exemple remplacement défectueux d’un joint de culasse entraînant la nécessité de remplacer le moteur).
A ces préjudices directs, s’ajoutent également tous autres subis par le client tel que par exemple la nécessité de louer un véhicule pendant la durée de l’immobilisation, ce qui peut conduire au paiement de sommes extrêmement importantes, car l’immobilisation peut durer de nombreux mois, spécialement en cas de procès.
කාර් කාර්මිකයාගේ වගකීමේ ප්‍රතිවිපාක
එය රඳවා තබා ගත් විට, එය තනිවම හෝ උප කොන්ත්‍රාත්කරුවන් විසින් වේවා, ප්‍රතිවිපාක ඉතා බර විය හැකිය. ආන්තික උදාහරණය නම් ගරාජයේ හිමිකරුට තම මෝටර් රථය භාර දීමෙන් පසු බරපතල ශාරීරික අනතුරකට ගොදුරු වූ පාරිභෝගිකයාය (නිදසුනක් ලෙස නිසි ලෙස තද කර නොමැති රෝදයක් නැතිවීම නිසා).
බොහෝ විට අවස්ථා වලදී, කාර්මිකයා ඔහුගේ මැදිහත්වීම අකාර්යක්ෂම නම් පාරිභෝගිකයා විසින් ගෙවන ලද ඉන්වොයිසිය ප්‍රතිපූරණය කිරීමට අවශ්‍ය වේ. එය වඩාත් බරපතල ප්‍රතිවිපාකවලට හේතු වී ඇත්නම්, එයට පිරිවැය දැරීමට සිදුවනු ඇත (උදා: සිලින්ඩර හෙඩ් ගෑස්කට් දෝෂ සහිත ලෙස ප්‍රතිස්ථාපනය කිරීම නිසා එන්ජිම ප්‍රතිස්ථාපනය කිරීමේ අවශ්‍යතාවය).
මෙම direct ජු අලාභයන්ට අමතරව, අස්ථායීකරණ කාලය තුළ වාහනයක් කුලියට ගැනීමේ අවශ්‍යතාවය වැනි පාරිභෝගිකයා විසින් අත්විඳින ලද අනෙකුත් සියලු දේද ඇත, එමඟින් අතිශය විශාල මුදලක් ගෙවීමට හේතු විය හැක, මන්දයත් නිශ්චලතාව පැවතිය හැකිය මාස ගණනාවක්, විශේෂයෙන් නඩු විභාගයකදී.
The consequences of the car mechanic's responsibility
When it is retained, whether by its own or by its subcontractors, the consequences can be very heavy. The extreme example is that of the customer who is the victim of a serious bodily accident after entrusting his car to the garage owner (for example because of the loss of a wheel that is not properly tightened).
In more frequent cases, the mechanic will be required to reimburse the invoice paid by the customer if his intervention was ineffective. If it has resulted in more serious consequences, it will have to bear the cost (eg defective replacement of a cylinder head gasket resulting in the need to replace the engine).
In addition to these direct losses, there are also all other things suffered by the customer, such as the need to rent a vehicle during the period of the immobilisation, which can lead to the payment of extremely large sums, because the immobilisation can last many months, especially in case of trial.
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Pour conclure sur la responsabilité du garagiste
Nul n’est à l’abri d’une erreur dont il doit naturellement assumer les conséquences soit directement, soit par l’intermédiaire de son assurance. En revanche, il est anormal d’être condamné, comme c’est souvent le cas, sans avoir commis de faute uniquement parce que l’on n’a pas pu prouver son absence de responsabilité. La jurisprudence en a tenu compte en répartissant comme indiqué précédemment la charge de la preuve entre le garagiste et son client.
ගරාජ හිමිකරුගේ වගකීම පිළිබඳ නිගමනය කිරීම
කිසිවෙකු ස්වාභාවිකවම සෘජුව හෝ ඔහුගේ රක්ෂණය හරහා ප්‍රතිවිපාක උපකල්පනය කළ යුතු දෝෂයකින් නිදහස් නොවේ. අනෙක් අතට, බොහෝ විට සිදු වන පරිදි වරද පිළිගැනීම අසාමාන්‍ය දෙයක් වන්නේ යමෙකුගේ වගකීම නොමැති බව ඔප්පු කිරීමට කෙනෙකුට නොහැකි වී ඇති නිසාය. කලින් සඳහන් කළ පරිදි ගරාජ හිමිකරු සහ ඔහුගේ සේවාදායකයා අතර ඔප්පු කිරීමේ භාරය බෙදා හැරීමෙන් නඩු නීතිය මෙය සැලකිල්ලට ගෙන තිබේ.
To conclude on the garage owner's responsibility
No one is immune from an error of which he must naturally assume the consequences either directly or through his insurance. On the other hand, it is abnormal to be convicted, as is often the case, without committing a fault solely because one has not been able to prove one's lack of responsibility. The case law has taken this into account by distributing, as previously indicated, the burden of proof between the garage owner and his client.
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